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pourquoi ce blog ?

l'envie de partager me donne l'envie d'écrire ...
je vais profiter de ce blog pour vous donner des infos régulières sur les sujets qui me passionnent !

SAUCES crues originales

l'alimentation sainePosted by catherine campioni 28 Nov, 2014 19:53

Sauces pour salades

- Mangue + poivron rouge + curcuma + jus de citron

- Fruits rouges surgelés + dattes

- Tomates cerises + jus d'orange frais + aneth frais ou basilic

- Mangue + tomates cerises + aneth ou persil frais

- Poires + des perles de grenade

- Quelques morceaux d'une courgette + tomates cerises + dattes + jus d'orange frais + quelques morceaux des feuilles vertes d'un oignon blanc

- Raisin + Tomates séchées

- Jus de citron + basilic frais

- Dattes + eau

- Jus de citron + basilic frais

- Framboises + céleri + persil frais

- Fraises + pêches

- Oranges entières + dattes medjool

- Kiwis + dattes medjool + basilic frais

- Poivron rouge + jus d'orange frais + dattes

- Framboises + mangue

- Pêches + aneth frais

- Ananas + poivron rouge + quelques morceaux des feuilles vertes d'un oignon blanc + gingembre frais

- Kaki + mangue + ciboulette fraîche

- Kaki + jus d'orange frais + aneth frais

- Kaki + jus de citron + jus d'orange + basilic frais

- Les fleurons d'un chou-fleur cru + un tout petit peu de piment rouge + tomates cerises + persil frais + un peu d'eau de tomates séchées, réhydratées par vos soins + les tomates séchées

- Clémentines + persil frais

- Jus d'orange frais + aneth frais

- Jus d'orange frais + curcuma entier frais et cru

- Mangue + tomates cerises + ciboulette fraîche + quelques morceaux des feuilles vertes d'un oignon blanc

- 2 branches de céleri + tomates cerises + tomates séchées + ciboulette

- Oranges entières + tomates cerises + poivron rouge + 4 branches de céleri + tomates séchées + coriandre fraîche + de l'eau

- Mangue + Jus de citron + gingembre

- Tomates + clémentines + aneth frais

- Jus de citron + gingembre frais + aneth frais

- Poivron orange + tomates cerises + dattes medjool + dulse (c'est une algue)

- Fraises + jus d'orange frais + romarin frais

- Mangue + tomates + tomates séchées + un peu d'un piment rouge + coriandre fraîche + gingembre frais + dattes

- Dattes medjool + un peu d'un piment rouge + eau

- Tomates cerises + dattes fraîches + quelques morceaux de feuilles d'un oignon blanc + origan frais + romarin frais

- Tomates cerises + tomates séchées + les branches rouges des feuilles de betteraves (donne un côté salé naturellement) + betterave entière + coriandre + basilic frais + thym frais + origan frais + cannelle en poudre

- Papaye + jus d'orange + dattes

- Maïs frais + poivron rouge + quelques morceaux des feuilles vertes d'un oignon blanc + basilic frais + un peu de piment rouge en option + poudre de cumin

Source : Fichiers du groupe Facebook Les frugis pragmatiques





LES JUS FRUITS & LEGUMES

l'alimentation sainePosted by catherine campioni 28 Nov, 2014 15:01

La thérapie par le jus

Connaissez-vous la thérapie par le jus ? Les jus permettent de soulager de nombreuses maladies et plusieurs douleurs. Découvrez comment les préparer !

La thérapie par le jus est une méthode qui gagne de plus en plus d’adeptes qui sont convaincus qu’une consommation de jus naturels va les aider à rester en bonne santé.

Ces jus naturels sont à base de fruits et de légumes crus et bios de préférence, et vont nous permettre de détoxifier notre corps et de garder la forme pour un bon bout de temps !

Dans les lignes qui suivent, nous allons donc aborder quelques points essentiels sur la thérapie du jus, sa méthode et ses bienfaits pour le consommateur.

Les bienfaits de la thérapie par le jus

La thérapie par le jus permet de détoxifier certains organes comme la peau, les poumons, les reins et le foie afin qu’ils fonctionnent beaucoup plus rapidement. Cela permettra l’élimination des toxines et des déchets qui s’accumulent dans notre corps et le repos de notre système digestif.

Des jus à base de fruits et de légumes frais permettent à notre organisme de bénéficier d’une grande quantité de vitamines, de minéraux, d’oligoéléments, d’enzymes et de sucre naturels, ce qui permettra un meilleur fonctionnement de notre organisme et une régénération des cellules. Nous pourrons ainsi assimiler les nutriments de façon plus complète et immédiate.

L’autre bienfait d’une thérapie par le jus est qu’elle nous aide à obtenir un équilibre correct entre l’alcalinité et l’acidité de notre corps, sachant qu’un excès d’acidité nous rend vulnérable à de nombreuses maladies. La consommation des minéraux organiques qui sont absorbés avec une grande facilité, comme le potassium, le silicium et le calcium, aide à rétablir les tissus et les cellules qui préviennent le vieillissement prématuré; La thérapie par le jus dispose également d’éléments médicinaux, d’hormones, de végétaux et d’antibiotiques naturels.

Des fruits et des légumes pour chaque maladie

L’acidité : Pour ce problème de santé, il serait particulièrement efficace de préparer un jus à base de raisins, de banane, d’orange, de carotte et d’épinards.

L’acné : Un jus à base de raisins, de poire, de raisins secs, de tomate, de concombre, d’épinards et de papaye.

Les allergies: Jus à base de fruits comme l’abricot, le raisin, la carotte et les épinards.

L’artériosclérose: Un jus avec du pomelo, de l’ananas, du citron, du céleri, des carottes, de la laitue et des épinards

L’anémie : on pourrait préparer un jus à base d’abricots, de banane, de fraises, de raisins, de céleri, de carottes et d’épinards.

L’asthme: jus composé de pêche, de citron, d’ananas, de carottes et de céleri.

La bronchite : jus d'Abricot, citron, ananas, pêche, tomate, oignon, fraise et épinards.

Les problèmes de vessie : Concombre, abricot, citron, céleri, carottes, persil et canneberge.

La grippe : Un jus à base de citron, d’orange, de pamplemousse, de poire, de raisins secs, de carottes, d’oignon, de céleri et d’épinards

La constipation : De la pomme, des bananes, de l’ananas, des raisins, du citron, des raisins secs, des épinards et du cresson.

Le diabète :jus de carottes, de céleri, d'épinards et de laitue.

La diarrhée :La papaye, le citron, l’ananas, les carottes et le céleri.

L’épilepsie :raisins, des figues, des carottes, du céleri et des épinards.

La goutte : cerises, de l’ananas, du concombre, des carottes, du céleri et des épinards

Les hémorroïdes : citron, d’orange, de papaye, d’ananas, de carotte, d’épinards, de cresson et de navets.

Les maux de tête : raisin, de citron, de laitue et de carottes.

Les problèmes de cœur : Du raisin, des bananes, du citron, des raisins secs, du concombre et de la betterave.

L’insomnie : pommes, des carottes, du céleri, des cerises, de la laitue et de la tomate dans votre jus.

Les reins : La pomme, l’orange, le citron, le concombre, les carottes, la betterave et le persil.

Les reins : La pomme, l’orange, le citron, le concombre, les carottes, la betterave et le persil.

Les troubles menstruels : Raisins, prunes, cerises, épinards et laitue.

La ménopause : bananes, de la papaye, des raisins, des fraises, de la betterave et des tomates.

L’obésité : Du citron, des raisins, des cerises, de l’ananas, de la papaye, des tomates, du choux et de la laitue.

La prostate : jus à base de pomme, d’abricot, de citron et de céleri, et même avec des asperges et des épinards.

Les varices : jus à base de raisin, d’orange, de raisins secs, de tomates et de betterave.

Comment peut-on consommer ces jus ?

Les jus doivent être consommés immédiatement : il est donc préférable de ne préparer que la quantité dont on a besoin, et de ne pas les garder trop longtemps puisqu’ils risquent de perdre leurs propriétés.

Il est recommandé de consommer ces jus toutes les 3 heures, avec une moyenne de 250 millilitres, mais avant de boire le premier verre de la journée, il serait mieux de prendre :

un verre d’eau tiède avec du jus de citron

une pincée de poivre de Cayenne

une cuillerée de miel

une cuillerée de vinaigre

Tout cela permettra à l’organisme d’être plus sain au quotidien.

La consommation de jus de fruits et de légumes frais pourrait grandement nous aider à prévenir certaines maladies et à nous maintenir en bonne santé. La thérapie par le jus peut donc s’avérer une solution efficace contre plusieurs maux. Il ne vous reste plus qu’à mettre cette thérapie en pratique pour constater vraiment ses effets sur votre organisme !

source www.amelioretasante.com

ces conseils ne dispensent évidemment pas d'un avis médical et ne remplacent en aucun cas les médications prescrites par votre médecin





ALGUES - tartares & recettes

l'alimentation sainePosted by catherine campioni 17 Nov, 2014 21:15

article très poétique sur les algues et contenant beaucoup de recettes de tartares maison !
l'article a été réalisé par
CHAUDRON PASTEL http://www.chaudron-pastel.fr


Les algues de mer sont un peu comme des pierres précieuses brutes, non taillées.

Reflet insoupçonné de (dix) mille richesses.

Les tartares d’algues sont des bijoux, que l’on peut façonner selon ses inspirations.

De joyaux bruts en bijoux.

Transformer, façonner.

Pour cela, il faut une pointe d’imagination.

Et accepter qu’il y a un monde entre la denrée brute & le bijou final, prendre le temps de le former, de lui insuffler vie.

Voir au-delà de sa forme première, brute, austère.

La pierre brute n’est ni laide, ni belle, elle est tout simplement.

Tout comme les algues de mer à leur état brut.

Ni bonnes, ni mauvaises, elles ne demandent qu’à être prises, délicatement, entre nos doigts, au creux de nos mains.

Elles aspirent à être acceptées, ne pas être rejetées dans les déserts (jolies pierres) ou dans les mers (jolies algues).

En elles, un immense potentiel.

Que l’Homme peut décliner à l’infini, en fonction de ses aspirations, besoins, envies, goûts.

À la base de chacun, des vulgaires cailloux, des pépites d’or ou d’argent.

Les bijoux peuvent être si simples, si élaborés.

La vie de chacun a commencé avec des denrées précieuses simples, à la surface rugueuse & austère.

L’Homme en a créé des poèmes à porter, des histoires à se rappeler, des symboles à épouser.

Infinie variété de styles, des plus classiques aux plus atypiques.

Aucun n’est plus beau qu’un autre.

En chacun, un sens, une beauté propre, une émotion rattachée, une histoire nichée en son creux.

Simple solitaire d’une beauté classique peut contenir un beau message.

Mais… on peut aussi étendre la magie de la création.

L’étendre en élargissant nos structures mentales parfois trop rigides, nous limitant, nous interdisant à des formes-trésors insoupçonnées, brisant quelque peu les conventions, les modes, les normes.

Les élargir, peu à peu.

Pour mieux façonner de nouveaux trésors à porter, à déguster.

Pour mieux user, goûter, se nourrir de trésors aux richesses insoupçonnées.

Concevoir, fabriquer, insuffler vie à des denrées brutes.

D’horizons nouveaux épousés, peuvent en découler des denrées nouvelles.

Collier orné d’une pierre d’un rose si pâle qu’on pourrait la confondre avec un cristal banal, se balançant sur un filament argenté, délicatement orné de symboles mystérieux.

Si simple à première vue, si banal.

Pourtant…

Pourtant, (dix) mille symboles, histoires, émotions, en elle, en eux.

Les tartares d’algues recèlent autant de magie.

Une magie insufflant à notre corps une quantité absolument édifiante & insoupçonnée de bienfaits nutritionnels.

Juste.

Prendre le temps.

Juste.

Voir au-delà.

Richesses insoupçonnées des algues de mer

Les algues de mer peuvent être comparées à nos légumes de terre de par leur diversité.

Elles ont toutes des couleurs différentes, s’étirant du noir au brun, en passant par le rouge, le vert, le bleu foncé.

Chacune a une texture, un goût qui lui est propre…

… tout comme nos légumes de terre.

Ainsi, on peut tout à fait ne pas apprécier une algue, et en apprécier une autre.

Joli éventail de la Nature nous laissant libres, libres de nous révéler, encore une fois, un peu plus nous-mêmes en apprenant à tester, goûter, et suivre nos propres ressentis & notre avis ♥

Sans doute la plus connue est-elle la nori, que l’on retrouve souvent entourant les délicats makis japonais.

Il y a également la laitue de mer, la wakamé, le kombu, la dulse, le spaghetti de mer, etc.

Notre choix s’étire, s’étend.

Avant d’apprendre à les façonner, à les sertir, à les magnifier, découvrons leurs richesses insoupçonnées.

Elles sont tellement nombreuses, que c’en est fascinant.

Alcalines… jolie météo de notre corps

Les algues de mer font partie des sources de protéines alcalinisantes.

La très grande majorité des protéines, qu’elles soient animales ou végétales, sont acidifiantes (plus ou moins en fonction de leur nature première, et de la manière dont on les prépare).

Les protéines alcalines sont rares. Très rares.

Et l’équilibre acido-basique, subtile météo de notre petit corps, est un critère si important pour notre homéostasie, surtout dans notre société Occidentale, où l’on est confronté quotidiennement, à une grande quantité de facteurs acidifiants.

Atouts qualitatifs des protéines des algues de mer

Les algues de mer (et d’eau douce) sont les meilleures sources de protéines qui soient.

Car, en elles, des caractéristiques fabuleuses

Ce sont les seules sources protéiques qui combinent tout à la fois :

♦ Un taux de protéines très élevé, qui varie selon leur variété.

Les algues brunes sont celles qui en contiennent le moins (de 7 à 12%), les algues vertes environ 20%, les algues rouges de 30 à 40%.

Par ordre de comparaison : le saumon contient environ 20% de protéines, le bœuf 28%, les légumineuses ont un taux qui varie de 22 à 45%.

♦ Les 8 acides aminés essentiels sont présents, et bien équilibrés, ce qui en fait une source de protéines complète : caractéristique rare dans le monde végétal.

♦ Sans doute la plus précieuse de leurs caractéristiques en terme de qualité de leurs protéines se situe dans le fait qu’elles sont également extrêmement digestes (= notre corps a besoin de fournir très peu d’effort pour les digérer), contrairement aux protéines (animales ou végétales) qui doivent être digérées avant de pouvoir être utilisées par notre organisme. On permet ainsi à notre corps d’économiser une énergie précieuse (celle de la digestion) qui pourra être utilisée pour d’autres fonctions.

De plus, leurs protéines sont extrêmement bien assimilées par notre organisme (il y a très peu de perte protéique durant le processus de digestion, contrairement aux autres sources de protéines, les œufs faisant là exception), qu’importe l’état de notre flore intestinale, si souvent malmenée avec nos habitude de vie dans notre société.

Subtil duo des acides gras & des protéines

Apporter des sources de protéines à notre organisme est une nécessité vitale, et permet d’assurer à notre corps de nombreux rôles : immunitaire, hormonal, reconstitution cellulaire, synthèse d’enzymes, rôle de transporteurs…
Consommer des acides gras (aussi appelés «lipides» ou «graisses») est un facteur précieux pour notre santé physique (hormonale, régulation du système nerveux, lutte contre les antioxydants, système cardiovasculaire, échange cellulaire, etc.).

Allier les deux, ensembles, dans une belle synergie, a un impact encore plus fort.

La synergie des deux, la synergie des protéines & des lipides est une synergie qui a quelque chose de magique.


La magie de cette synergie est simple : les deux (protéines & lipides) agissent de concert, dans notre fabuleux petit corps dans de nombreux systèmes (hormonal, cutané, nerveux, musculaire…), c’est main dans la main qu’ils travaillent, et veillent au bon fonctionnement de notre organisme.

Un peu comme deux amis qui s’entraideraient dans leur travail, et leurs tâches quotidiennes.

Ainsi, consommer les deux ensembles, en s’assurant de leur qualité, permet d’optimiser leurs rôles, et leurs impacts, et est un atout précieux pour le bon fonctionnement de nombreux de nos systèmes.

Si les algues de mer contiennent très peu de lipides (entre 1 à 3%), la réalisation des tartares d’algues inclut des ingrédients contenant des sources d’acides gras de haute qualité que nous détaillerons plus loin.

Fibres

Les algues sont extrêmement riches en fibres avec un taux variant de 32 à 80%.

La majorité de leurs fibres sont des fibres insolubles qui ont le pouvoir d’accélérer le transit : ce sont celles que l’on privilégiera en cas de constipation, ou de transit ralenti.

Cette caractéristique entraine donc un temps amoindri de l’exposition de la nourriture dans l’intestin (et donc, aux produits contenus à l’intérieur, tels que des additifs alimentaires, qui pourraient être néfastes pour notre santé), et entraine ainsi, un effet de protection contre le cancer du côlon & du rectum.

Les fibres des algues sont douces, non abrasives, et les intestins fragiles les tolèrent donc très bien.

Micro-nutriments

Les algues de mer sont un réel concentré en terme de micro-nutriments (vitamines, oligo-éléments, et minéraux), les puisant directement dans la mer, leur milieu naturel, là où la vie a pris son envol, il y a quelques milliards d’années : magnésium, phosphore, calcium, fer, cuivre, fluor, manganèse, iode, bore, nickel, vitamine C, vitamine E, bêtacarotène, chlorophylle, quelques vitamines B (et notamment la B1 et B3)

♦ La wakamé & la laitue de mer sont les plus riches en magnésium, un minéral dont les français sont souvent carencés (sauf si vous mangez souvent du cacao cru… ♥).

♦ Elles contiennent toutes de l’iode (la dulse étant la championne), un oligo-élément dont 1/6 de la population mondiale est carencée (!), ce qui peut sembler gigantesque, et même antinomique en sachant que notre société occidentale mange trop de sel, mais il n’en est rien… Le sel commun de table, ainsi que celui que l’industrie agro-alimentaire glisse dans ces plats & denrées alimentaires est du sel blanc, qui n’a rien à envier, et n’a rien de commun avec les jolis sels arc-en-ciel.

♦ La nori, la wakamé & la kombu sont celles qui contiennent le plus de phosphore, un minéral précieux pour assimiler le calcium, et précieux pour tous ceux qui ont à fournir des efforts intellectuels soutenus.

♦ La chlorophylle est surtout présente dans la laitue de mer, et les autres algues de mer vertes.

La chlorophylle est si riche en bénéfices, qu’on pourrait la considérer comme de la poudre d’émeraude ✩

La chlorophylle est un pigment vert que les plantes utilisent pour synthétiser (transformer) la lumière du soleil en énergie : c’est le principe de la photosynthèse. La chlorophylle permet d’aider notre corps dans les processus de cicatrisation (en stimulant la régénération de nos cellules endommagées), d’aider à maintenir, et à corriger notre équilibre acido-basique, et est également bénéfique pour notre flore intestinale, de par son pouvoir assainissant sur celle-ci.

♦ La bêtacarotène est surtout présente dans les algues rouges : une dizaine de grammes suffit à remplir nos besoins journaliers recommandés en bêtacarotène.

Et, lorsque l’on connait les merveilleux pouvoirs de ce micro-nutriment, on ne peut que s’étonner, encore une fois, de la richesse insoupçonnée des algues de mer.

Avant de les découvrir, on va faire connaissance avec ce petit joyau aux tons orangés…

La bêta-carotène (appelé aussi «provitamine A») est le précurseur de la vitamine A (le précurseur signifie «l’étape d’avant») : on peut voir le bêta-carotène comme une petite chenille qui se prépare à devenir un beau & grand papillon (la vitamine A).

Et, la vitamine A a plusieurs rôles, tous précieux & différents de par leur nature :
elle est anti-oxydante, et permet donc de limiter au mieux le processus d’oxydation auquel on est tous confrontés (processus de vieillissement normal, jusqu’à un processus qui peut être accéléré par de nombreux facteurs tels que le stress, la pollution, le froid…).

Elle est également anti-infectieuse, c’est une précieuse alliée de notre système immunitaire
, et elle a un impact bénéfique sur notre peau, en l’aidant à se protéger, et à se régénérer.
On la conseille souvent en cas d’acné, ou de troubles cutanés (psoriasis, eczéma, etc.).

Bien sûr, comme toujours, essayer de comprendre la cause de ce trouble reste le plus important pour le diminuer, et l’enrayer au fil du temps.

Mais, une fois la cause (ou les causes croisées), incorporer plus de bêtacarotène de qualité dans notre hygiène de vie est une aide précieuse pour avoir un joli teint de pêche ♥

Elle a des pouvoirs cicatrisants & régénérants pour notre muqueuse intestinale.

Une information (très) importante pour bénéficier des merveilles de la bêtacarotène : elle est «liposoluble». Ce terme (un peu barbare) signifie simplement que pour que notre corps puisse l’assimiler, il faut y associer un corps gras (huile végétale, quelques noix / oléagineux, de la purée d’oléagineux…).

Comme chaque algue a sa propre richesse nutritionnelle, on peut les choisir en fonction de nos besoins, le mieux étant de les alterner, les faire varier dans notre assiette, au fil de nos envies, des saisons, et des notes gustatives du reste de notre repas.

Seuls les gens souffrant d’hyperthyroïdie devront s’abstenir d’en consommer, leur richesse en iode pouvant leur causer du tort.

✩ Les petits liens détaillant certains points nutritionnels ✩

Voici quelques liens utiles qui intéresseront ceux qui souhaitent aller un peu plus loin concernant certaines notions clés nutritionnelles évoquées ci-dessus (avec toujours autant de poésie que d’habitude coeur) :

♦ au sujet de l’équilibre acido-basique, ces délicieux muffins de l’Entre-Deux vous révèleront un grand nombre de variables de cette jolie météo de notre corps

cette tartinade verte & fleurie aidera à découvrir l’importance, et l’impact qu’a le duo protéines & acides gras de qualité

ma jolie poudre d’émeraude qu’est la chlorella vous plongera dans le monde des richesses de la chlorophylle

♦ la définition de ce que sont les 8 acides aminés essentiels, ces précieuses petites briques constituant une protéine complète se trouvent dans cette pâte à pizza sans gluten

les sels-arc-en-ciel nous révèlent le fossé qui se trouve entre le sel blanc (raffiné), et les nombreux sels qui se nichent aux 4 coins de notre planète.

Confectionner & personnaliser son tartare d’algues

Je me souviens encore de la première fois que j’ai goûté à une algue.

Je l’avais goûtée nature, fraîche, non assaisonnée, telle qu’elle.

Le terme «dégoûtée» ne serait pas assez fort pour refléter le ressenti qui a découlé de cette expérience.

Ce n’est que quelques années plus tard, en 2009, lors d’un voyage à New-York, que j’ai voulu retenter l’expérience. J’ai été surprise de voir que les tartares d’algues étaient courants dans de nombreux restaurants au self-service, et qui n’étaient pourtant pas réputés comme des «healthy» ou «vegetarian» restaurants.

Durant mon court séjour, j’en ai goûté à plusieurs reprises.

Des verts, des rouges, des noirs, des bicolores.

C’était amusant.

C’était surtout très bon.

Si bon, qu’une fois revenue en France, je me suis décidée à retrousser mes manches, et à apprendre à maîtriser l’Art du tartare d’algues parfait.

J’avais bien goûté à quelques tartares que l’on trouve en magasin bio, au rayon frais.

Mais, j’ai vite décidé de les délaisser, leurs prix exorbitants, à ma passion de personnaliser mes mets.

Je me suis rapidement rendue compte que les algues séchées étaient plus faciles à cuisiner, et que pour la réalisation de tartares, elles permettent un rendu plus savoureux, tant au niveau du goût que de la texture.

Comme elles se conservent mieux (que les algues fraiches que l’on peut trouver au rayon frais de certains magasins bio), et qu’elles coûtent moins cher au poids… c’est d’autant plus attrayant.

Au fil de ces années, j’ai appris beaucoup de choses en les confectionnant, en testant, expérimentant.

Tour à tour, j’ai trouvé des associations fabuleuses, et j’ai subi de nombreux ratés.

C’est merveilleux de rater, lorsqu’on sait accueillir cette expérience, pour mieux grandir, apprendre, en tirer des leçons.

Ici, j’ai donc combiné toutes mes astuces, les choses que j’ai apprises au fil du temps, de mes expérimentations.

À la fin de la lecture de cet article, vous aurez tous les outils en main pour en réaliser vous-même, si l’envie se fait sentir au creux de votre cœur… ou de votre ventre.

Quelles algues ?

Les algues de mer, tels nos légumes de terre, ont un goût, une texture, une couleur qui diffère.

Du noir au brun, du rouge au vert, en passant par un bleu prononcé.

Il est fort probable que l’on puisse apprécier une algue, et ne pas en apprécier une autre.

Tout comme nos goûts varient par rapport à nos trésors terrestres.

Ainsi, si l’on a eu une expérience gustative décevante avec l’une, peut-être faut-il étendre nos expérimentations à une autre…

Certaines marques proposent des mélanges d’algues combinant deux ou trois algues différentes.

Le mélange le plus connu est «le mélange du pêcheur» dont la composition varie d’une marque à l’autre.

Si d’un point de vue nutritionnel, en mélanger plusieurs peut se révéler intéressant, j’aurai une nette tendance à encourager de débuter en ciblant plus les algues choisies.

En effet, il suffit que l’on n’aime pas une (ou deux) des algues composant ce mélange pour que les 3 nous paraissent décevantes (sans compter qu’on ignorera celle(s) que l’on n’apprécie guère).

J’ai fait le choix de mettre de laisser de côté l’algue kombu & les spaghettis de mer pour réaliser cet article.

Aussi délicieuses & précieuses soient-elles, j’utilise plutôt la première pour la cuisson de mes légumineuses (elle permet d’accroître leur digestibilité en les émolliant), et trouve sa texture trop peu agréable dans les tartares, en partie dû à sa nervure centrale qui est dure. Quant aux spaghettis de mer, ce sont les seules que je préfère les manger sous leurs formes fraîches (ou conservées en bocal), le processus de séchage impactant leur naturelle & délicate forme, goût & texture.

La nori, que l’on retrouve souvent entourant les délicats makis japonais, est de couleur noire.

La laitue de mer est la plus douce de toute. D’une couleur verte, c’est celle qui me parait la plus adaptée pour débuter dans le monde des tartares d’algues… et cela reste mon avis subjectif.

La wakamé est d’une couleur verte foncée, plus sombre que la laitue de mer. Sa texture est sans doute celle qui aura le plus de mal à convenir aux palais des plus novices : une des clés de sa préparation tiendra donc dans le choix d’utiliser des ingrédients contrastant en choisissant ceux qui sont très doux & onctueux.

La dulse a un goût prononcé avec lequel il est facile de se familiariser. Sa couleur est foncée : toute une gamme de violet.

Quant à l’endroit où s’en procurer… ?

La majorité des magasins bio en ont dans leurs rayons.

Pour la confection des tartares, il faut préférer celles qui sont sous forme de paillettes (plutôt que les feuilles entières séchées), et rare sont les magasins bio qui ont toutes les algues séchées en paillette.

Alors, des petits liens pour les acquérir sur internet :

- Sur PetiteTomate, on retrouve un grand choix d’algues en paillettes, ainsi que l’agar-agar, cette petite merveille aux pouvoirs gélifiants étonnants capables de réaliser plein de merveilles.

- Sur les Algues-Alimentaires, on retrouve aussi ces 4 algues.

Une pointe d’acidité

Les tartares d’algues ont tous une pointe d’acidité, cela fait partie de leurs caractéristiques.

Elle peut être douce & subtile (comme la poudre de baobab qui est acide & douce à la fois), ou être prononcée & forte.

Le choix de la note acide se fera en fonction de l’ingrédient utilisé pour :

♦ un jus de citron jaune, un classique, acide, sans trop l’être

♦ le jus de citron vert s’avère un peu plus corsé, plus acidulé, plus âpre

♦ le vinaigre de cidre est sans doute mon préféré, et est un grand classique, lui aussi

♦ un vinaigre balsamique aux notes connues, prononcées, pour les amateurs de ce vinaigre

♦ un vinaigre plus doux, et plus atypique comme le vinaigre de framboise, de grenade, ou à l’ail de ours

Le choix du vinaigre est très important, car c’est lui qui déterminera une grande partie de la note gustative du tartare, avec l’algue elle-même. On veillera donc à le choisir avec soin, en prenant celui dont on affectionne particulièrement le goût.

Une délicieuse huile

On peut utiliser l’huile de son choix : colza, noix, olive, chanvre, cameline, germe de blé, lin, sésame

L’huile apportera une texture ronde, soyeuse, et permettra de «tamponner» la texture de certaines algues qui peuvent être surprenantes, de par leur décalage avec nos habitudes gustatives.

L’huile de chanvre & l’huile de colza, toutes deux aux notes herbacées, se marient à la perfection avec les notes, elles aussi herbacées, de la laitue de mer.

L’huile de sésame (toastée pour des notes gustatives plus prononcées) se fond bien avec la nori dont le goût est prononcé.

L’huile de noix, la cameline & la germe de blé se marient bien avec la dulse, et la wakamé.

L’huile d’olive a l’avantage de se marier avec toutes les algues ♥

Mais ne vous arrêtez pas à ces suggestions gustatives ♡

Testez, associez en fonction de vos envies, des huiles que vous affectionnez le plus, ou celles qui vous correspondent le mieux à votre profil naturopathique.

Pouvoir de liant : moutarde ou purée d’oléagineux

Sur le même principe que la réalisation d’une vinaigrette maison, pour arriver à mélanger l’huile & la note acidulée choisies, un ingrédient servant de liant est nécessaire.

On peut choisir :

♦ une pointe de moutarde, qui renforcera le goût acidulé précédemment choisi

Là encore, nous avons le choix : moutarde forte, douce, à l’ancienne, parfumée…

♦ une purée d’oléagineux qui apporte une texture plus ronde, plus onctueuse que la moutarde.

On privilégiera celles dont le goût est doux et/ou peu prononcé : cajou, chanvre, noix de Grenoble maison, noix du Brésil maison & amandes blanches sont des valeurs sûres.

Les purées de sésame (blanche, demi-complète, complète ou noire), de cacahuète, et de noisettes risquent d’être soit trop fortes (sésame), ou leur goût créera un contraste gustatif peu avenant.

♦ ou les deux… c’est mon option préférée.

Mêlant pointe de force (moutarde) à une douceur (oléagineux), le rendu est délicieux ♥

Ces trois premiers ingrédients réunis (huile, note acidulée, moutarde ou purée d’oléagineux) formeront un mélange qui ressemblera à une sauce plus ou moins liquide, et homogène.

Ce mélange servira de base pour réhydrater les algues sèches, que l’on va allonger avec :

Une dose de douceur, de crémeux

À cette première base créée avec le trio huile / note acidulée / liant, un liquide doit être ajouté afin que les algues sèches puissent se réhydrater suffisamment.

Plusieurs options s’offrent à nous :

♦ la plus simple est celle d’ajouter un peu d’eau (source ou minérale). C’est l’option la plus simple, et aussi celle qui donnera la texture la plus «brute» au tartare. Une texture que beaucoup de palais pourront trouver trop brute (surtout avec la wakamé & le kombu).

♦ un lait végétal : le soja est sans doute celui qui se prête le mieux à la confection de tartare d’algues, car c’est un de ceux qui soit le plus onctueux, et le moins sucré.

Le lait d’amande est également onctueux, mais sera peut-être trop sucré pour le goût de certains.

Les autres laits végétaux risquent d’être trop liquides, pas assez onctueux, et trop sucrés… mais sentez-vous libre d’expérimenter par vous-même… !

♦ une crème végétale liquide est l’option la plus douce (dans tous les sens du terme) pour ceux qui souhaitent découvrir les tartares d’algues.

Le rendu sera le plus onctueux, et doux de tous en terme de texture ♥


Toutes les crèmes s’y prêtent : soja, avoine, riz, épeautre, etc.

Notre première base de trio, associée à cette présence liquide, plus ou moins douce & onctueuse, créera le mélange parfait dans lequel plonger nos petites paillettes d’algues.

Tel un sertissage parfait, confectionné sur-mesure, les joyaux bruts & précieux pourront s’y glisser, s’y nicher, pour mieux révéler leurs nombreuses richesses.

Le tout forme un rendu parfumé, délicat, doux, nutritif, et digeste ♥

Petits joyaux optionnels

À cette magnifique synergie, qui se suffit amplement à elle-même… on peut encore y ajouter des minuscules petites pierres précieuses.

Pour l’ajuster à nous.

À nos goûts.

Faire de notre tartare, un tartare encore plus personnalisé, plus travaillé, que l’on aura peaufiner jusqu’au bout.

On peut y glisser des :

herbes aromatiques, fraîches ou sèches.

La ciboulette, la menthe, le thym, l’origan, la sarriette, le persil (plat ou frisé) se marient divinement bien avec la laitue de mer.

La coriandre, la verveine formeront un duo parfait avec la wakamé ou la dulse.

épices, ou des mélanges d’épices. La wakamé, le kombu & la dulse sont celles qui se marient le mieux avec le monde des épices, douces ou fortes.

J’en profite pour reglisser mon endroit préféré pour dénicher ces étincelles gustatives : l’Épicerie de Bruno.

♦ et… pour créer un magnifique contraste en terme de texture, et y glisser une subtile note gustative supplémentaire, on peut ajouter des graines ou des noix qui donneront une note croquante ♥

Quelques exemples de possibilités

Voici quelques suggestions de créations de tartares d’algues.

C’est merveilleux de pouvoir recueillir en nos mains toutes les clés pour pouvoir confectionner & créer quelque chose… et parfois, avoir tout près de nous des exemples, pour mieux savoir faire nos premiers pas.

D’ailleurs, tous ces exemples peuvent être ajustés, et leurs ingrédients peuvent être interchangeables, en fonction de nos goûts, et de nos envies ♡

Tartare n°1 : douce laitue de mer

Ce tartare est le plus doux, passe-partout de tous.

C’est celui que l’on peut choisir pour réaliser (ou goûter) à son premier tartare d’algues maison.

C’est mon préféré ♥

Ingrédients :

• 3 cas bombées de laitue de mer séchée en paillettes

• 2 à 3 cas de vinaigre de cidre

• 2 à 3 cas d’huile de chanvre ou de colza

• 1 cac légèrement bombée de moutarde

• 100 à 150 ml de crème de soja (ou 50 ml de crème de soja + 150 ml de lait de soja)

Préparation :

1 Dans un petit bol, versez tous les ingrédients de la base.

2 Mélangez (fourchette, fouet électrique, batteur plongeant, etc.) jusqu’à ce que le mélange devienne homogène.

3 On peut utiliser une fourchette (et de l’huile de coude), un fouet électrique, un batteur plongeant, etc.

4 J’utilise mon Vitamix (en 3 secondes, c’est prêt, et totalement homogène).

5 Versez la sauce sur la laitue de mer que vous aurez mis dans un petit bol.

6 Attendez 10 à 15 minutes le temps que les paillettes se réhydratent.

7 Se conserve jusqu’à 3 jours au réfrigérateur.

Tartare n°2 : dulse à l’honneur

Ce tartare permet de goûter aux notes subtiles & prononcées à la fois de la dulse, jolie algue arborant des tons violets.

Un peu de laitue de mer vient s’y glisser pour « fondre » en douceur le caractère de la dulse qui peut être un peu prononcé pour certains palais. On peut, bien sûr, choisir de ne mettre que de la dulse. Essayez, expérimentez par vous-même ♪

Ingrédients :

• 2 cas bombées de dulse séchée en paillettes

• 1 cas bombée de laitue de mer séchée en paillettes

• 2 à 3 cas de jus de citron

• 2 à 3 cas d’huile d’olive parfumée

• 1 cac rase de moutarde

• 2 cac rases de purée de noix de Grenoble (ou d’amandes blanches)

• 100 à 150 ml de crème d’épeautre

Préparation :

1 Dans un petit bol, versez tous les ingrédients de la base.

2 Mélangez (fourchette, fouet électrique, batteur plongeant, etc.) jusqu’à ce que le mélange devienne homogène.

3 On peut utiliser une fourchette (et de l’huile de coude), un fouet électrique, un batteur plongeant, etc.

4 J’utilise mon Vitamix (en 3 secondes, c’est prêt, et totalement homogène).

5 Versez la sauce sur la laitue de mer & la dulse que vous aurez mis dans un petit bol.

6 Attendez 10 à 15 minutes le temps que les paillettes se réhydratent.

7 Se conserve jusqu’à 3 jours au réfrigérateur.

Tartare n°3 : jolie nori

La jolie nori, aux couleurs noires, se revêt une autre forme que les makis qui nous ont appris à la connaître (un peu).

Il est amusant & étonnant de voir qu’en tartare, elle revêt… aussi d’autres notes gustatives.

Elle se fond en douceur dans les notes crémeux & acidulé du tartare.

Horizons nouveaux, vision plus holistique & ouverte ✭

Ingrédients :

• 3 cas bombées de nori séchée en paillettes

• 2 à 3 cas de vinaigre de grenade (ou autre vinaigre parfumé de votre choix)

• 2 à 3 cas d’huile de sésame

• 2 cac rases de purée d’amandes blanches

• 100 à 150 ml de crème d’avoine

Préparation :

1 Dans un petit bol, versez tous les ingrédients de la base.

2 Mélangez (fourchette, fouet électrique, batteur plongeant, etc.) jusqu’à ce que le mélange devienne homogène.

3 On peut utiliser une fourchette (et de l’huile de coude), un fouet électrique, un batteur plongeant, etc.

4 J’utilise mon Vitamix (en 3 secondes, c’est prêt, et totalement homogène).

5 Versez la sauce sur la nori que vous aurez mis dans un petit bol.

6 Attendez 10 à 15 minutes le temps que les paillettes se réhydratent.

7 Se conserve jusqu’à 3 jours au réfrigérateur.

Tartare n°4 : puissance de la wakamé

À mon palais, la wakamé est celle que j’affectionne le moins.

Sa texture, la plus élastique de toutes a besoin de beaucoup de douceur pour qu’elle se fonde, et se révèle : la crème de riz, et la purée de cajou sont là idéales.

Gustativement, c’est celle qui a le plus de caractère : elle est très parfumée, et l’on peut, si on le souhaite, la mélanger à un peu de laitue de mer.

C’est celle que j’apprécie & cuisine le moins. Mais… C’est la préférée d’une amie.

Qui sait… Peut-être elle sera vôtre préférée, aussi ?

Richesse humaine si variée.

Écho en la jolie mosaïque culturelle de notre Planète.

Essayez ❀

Ingrédients :

• 3 cas bombées de wakamé séchée en paillettes

• 2 à 3 cas de vinaigre balsamique

• 2 à 3 cas d’huile d’olive

• 2 cac rases de purée de cajou

• 100 à 150 ml de crème de riz

Préparation :

1 Dans un petit bol, versez tous les ingrédients de la base.

2 Mélangez (fourchette, fouet électrique, batteur plongeant, etc.) jusqu’à ce que le mélange devienne homogène.

3 On peut utiliser une fourchette (et de l’huile de coude), un fouet électrique, un batteur plongeant, etc.

4 J’utilise mon Vitamix (en 3 secondes, c’est prêt, et totalement homogène).

5 Versez la sauce sur la wakamé que vous aurez mis dans un petit bol.

6 Attendez 10 à 15 minutes le temps que les paillettes se réhydratent.

7 Se conserve jusqu’à 3 jours au réfrigérateur.

Le tartare d’algues se glisse à notre table…

Tels des joyaux gustatifs, que l’on peut sertir sur différents bijoux, sur un large choix de montures…

… une autre des merveilleuses caractéristiques des tartares d’algues est que l’on peut les déguster d’une multitude manières différentes :

Étalés sur des tartines de pain, ils font de fabuleuses tartines, de parfaits accompagnements pour des purées de légumes : parfaite synergie pour un dîner nutritif & digeste ♥


♦ Ils font de merveilleux dips dans lesquels on peut plonger des bâtonnets de légumes, ou des crakers.

♦ Un tartare d’algue fait un délicieux accompagnement que l’on peut servir avec des pâtes, du riz, des pommes de terre, ou des légumes crus ou cuits à basse température.

♦ Ils font de fabuleuses farces pour des tomates dodues, un millefeuille cru de concombres, les chapeaux renversés des grands champignons, des courgettes évidées & cuites à la vapeur, etc.

♦ Les plus grands passionnés pourront les déguster à la petite cuillère

Quelle est celle qui vous tente le plus ?

Ils peuvent étonner, intriguer, rebuter, faire naître enjouement, susciter curiosité, émerveiller.

Mélange subtil, délicat, puissant, nourrissant, et léger à la fois.

Mélange d’une grande richesse insoupçonnée grâce à l’immense éventail des nutriments s’y nichant.

Mélange aux notes gustatives variées, reflétant l’infinie variété que notre planète porte, en son cœur.

On pourrait passer à côté, sans les voir.

Leur apparence à l’état brut les faisant passer pour de simples cailloux.

Des dizaines, centaines, milliers de fois, j’ai foulé le désert, passant devant ces joyaux bruts.

Peu à peu, au fil du temps, j’ai appris à les reconnaître.

J’ai appris à les voir tels qu’ils sont réellement.

Des joyaux appelants à être réinventés en poème à porter, à collectionner, à se souvenir.

De leur écrin de sable, aux berceaux maritimes, l’imagination, des pas à réaliser.

Des pas pouvant nous guider pour réinventer, nous-mêmes, des trésors à porter, des trésors à goûter.

S’ouvrir, tout grand, à la Vie, à ses mille richesses.

De ces pas.

De cette imagination magique, reliée à notre âme d’enfant.

Peuvent en naître (dix) mille trésors.

Tartare simple & élaboré à la fois, aux notes en adéquation avec notre Être.

Une bague fine surmontée des subtiles pierres à la surface lisse, ronde, sans brillance, si loin des normes que l’on veut brillantes, aux angles marqués, écho de (dix) mille symboles.





ALIMENTATION - la perfection à tout prix ?

l'alimentation sainePosted by catherine campioni 17 Nov, 2014 21:11

La perfection alimentaire à tout prix!!!???



L’alimentation vivante est un phénomène grandissant à travers toute la planète.

On utilise plusieurs termes divers et variés comme la Raw food, le crudivorisme, le frugivorisme pour la nommer…

Aujourd’hui même les chefs étoilés se battent pour concevoir l’émulsion parfaite ou l’harmonie somptueuse des mets crus qui sauront chavirer votre cœur !

Ce concept fait ravage un peu partout auprès des grands comme des petits, on ne cesse d’en parler dans tous les médias, même les grandes chaînes de TV ne peuvent plus faire mine de ne rien savoir et se laissent apprivoiser par la chose et cherchent alors la manière la plus appropriée pour séduire le consommateur et l’emmener une fois de plus dans ses filets !


Les pionniers de cette alimentation considérée trop souvent de par le passé comme des gourous ont pu voir leurs blasons se redorer et même se surprendre à être acclamés par leurs santés de fer, leurs teints éclatants, leurs rides invisibles et leurs sourires collés à leurs visages lumineux et hâlés ! Enfin un petit peu de reconnaissance pour nos aînés si sages et si conscients…


Mais aujourd’hui tout le monde désire cette même part du gâteau et complote en faisant tout pour prouver que c’est la solution par excellence pour régler un grand nombre de problèmes et carence. Ce n’est pas faux, c’est une évidence ! Effectivement manger de la sorte apporte un nombre de bienfaits et vertus inégalables pour le corps et personne ne pourra avancer le contraire de nos jours, surtout pas moi.


Mais l’alimentation dite vivante est bien plus qu’une simple manière de s’alimenter, c’est un art de vivre, c’est une reconnexion avec l’authentique, c’est toute une hygiène de vie…


Vouloir intégrer du vivant dans sa nourriture c’est d’abord comprendre que ce corps qui est notre moyen de transport le plus précieux est une des plus étonnantes machines que la vie a conçue ! Qu’il est capable de se régénérer et de fleurir chaque jour même après les plus violents déluges et qu’aucun bourgeon n’est fait pour s’éteindre vraiment ! Voilà pourquoi l’alimentation vivante est aussi incroyable et ça je ne cesserai jamais de le dire !


Mais certaines choses que je vois aujourd’hui un peu partout me choquent et je trouve cela réellement navrant et dommageable pour ce chemin du retour à l’essentiel dont notre société a réellement besoin !


Je déteste voir toutes ces confrontations, toutes ces mesquineries et toutes ces batailles pour savoir qui a raison ou qui a tord, qui faut-il suivre davantage, qui détient le plus grand nombre de bonnes réponses, qui a bien réussi à faire ses devoirs, qui est le plus proche de la perfection… Personnellement je refuse les dogmes ou les croyances depuis toujours et cette guerre que certains jouent pousse certaines personnes à tomber dans le panneau et devenir adeptes de certaines habitudes, personnes ou vérités absolues !


En terme d’alimentation, il n’y a pas de vérité absolue tout simplement car nous sommes tous différents à la base avec des bagages génétiques non identiques, des besoins différents, des vies plus ou moins mouvementées, des émotions diverses, des péripéties changeantes ainsi que des épreuves à vivre qui ne seront pas les mêmes pour chacun d’entre nous !


Bien sûr il y’a des clés sûres, des études, des preuves pour savoir qu’il y’a des choses bien meilleures pour nous que d’autres.


Évidemment les fruits et légumes crus biologiques sont numéro 1 sur la liste car ils sont excellents pour la santé et apportent le plus d’énergie et les plus hauts taux vibratoires, bien sûr que le lait de vache n’est pas fait pour nous, bien sûr que nous pouvons nous passer amplement de manger de la viande, bien sûr que certaines algues ont des pouvoirs presque magiques tant elles sont complètes… Bref nous pouvons savoir tout cela sans nécessairement tomber dans une rigidité douloureuse et invivable !


Plus que manger entièrement cru, choisir d’adopter cette manière de s’alimenter c’est surtout choisir de vivre dans une démarche plus en respect avec notre système physiologique et plus hygiéniste ! C’est un mode de vie qui nous pousse à être plus en adéquation avec nous-mêmes, avec la nature, avec l’autre, avec le monde et qui nous reconnecte à des choses oubliées et enfuies profondément en nous.


Oui cette alimentation est capable de vrais miracles, tout simplement en raison de son énergie vibratoire très élevée.

Et bien oui tout objet ou espèce qu’importe sa classification possède une énergie propre et cette même énergie détient donc des fréquences plus ou moins hautes. Tous les facteurs peuvent jouer sur les fréquences vibratoires et les fruits et légumes biologiques détiennent les fréquences les plus hautes dans la catégorie nourriture ! Ces énergies très élevées sont donc capables de nous téléporter dans des sphères trop peu connues et nous mener sur des chemins encore jamais visités !


Certes une alimentation classique qui contient de la viande, du poisson, des aliments cuits, en boîtes, surgelés, industriels et traités possède une très très très basse fréquence vibratoire. S’alimenter de cette manière endort un peu plus le système chaque jour sans même que nous puissions nous en rendre compte !


Mais se forcer à devenir crudivore à 100 % et rêver de manger un peu de quinoa cuite si l’on en ressent le besoin par exemple causerait aussi des troubles dans notre propre fréquence vibratoire et nous amènerait à ne pas être à notre maximum, en accord avec nous même malgré une alimentation considérée comme étant parfaite.


Alors pour répondre à toutes ces questions, oui j’adore plus que tout manger cru et manger simplement mais cela ne veut pas dire que je me sens supérieure à quelqu’un qui mangera autrement que moi ni même que je ne mange uniquement que cru, ni même que je considère détenir le « suprême statut » de frugivore ou crudivore !


Donc « NON » je ne mange pas uniquement que cru ! Oui la majeure partie de mon alimentation n’est pas cuite et c’est bien cette part de mon alimentation qui m’apporte le plus d’énergie mais pourquoi devoir absolument dire que je suis crudivore à 100 % ? Ce qui compte le plus et qui est vital pour moi, c’est de savoir m’écouter et manger réellement ce qui me va quand ça me va ! Il y’a des périodes ou je ne mange que cru et d’autres ou j’ajoute du cuit par envie ou parce que la situation me convient de la sorte.


La privation de quelque chose qui nous fait réellement envie est selon moi totalement malsaine ! Évidemment je parle ici des vrais aliments tout de même car je ne classe pas les animaux dans la catégorie des aliments mais c’est un autre débat !


Souvenez-vous que depuis toujours l’homme a eu besoin de repères, d’exemples, d’étiquettes et il a toujours fonctionné de la sorte mais sans succès alors pourquoi continuer de reproduire des schémas que nous avons déjà pratiqués et qui n’ont jamais réussi à fonctionner comme voulu!


J’ai choisi d’appeler mon site ECHO VIVANT pour justement tenter de m’éloigner au maximum de ces schémas tout tracés et éviter de les reproduire ! Et tout cela dans l’optique de réapprendre à se souvenir qu’il est important de s’écouter, d’être en harmonie avec notre âme et nos réelles envies sans nécessairement s’enfermer dans des habitudes qui au final peuvent être souvent plus destructrices qu’autre chose !

Oui je propose des recettes crues car elles m’inspirent mais cela ne veut pas dire que demain je ne posterai pas de recettes cuites… Tout est possible et rien n’est interdit ! Je n’ai pas de limites ni de barrières et nous devrions tous marcher dans cette direction ! Je suis faite pour apprendre constamment, tester, découvrir et être subjuguée et je ne veux pas que cela puisse s’arrêter un jour sous prétexte que je me suis mise des limites parce au’il fallait rentrer dans un moule ! Je n’épouse les formes d’aucun moule, je suis tout simplement moi avec mes faiblesses, mes envies, imparfaite, curieuse, éveillée, consciente, inspirée et surtout incarnée sur cette terre en ce moment que je le veuille ou non et cela pour vivre quelque chose dans ce monde matériel, palpable et concret !


Ne croyez-vous pas que si nous voulons réellement voir un monde meilleur se profiler devant nous, nous devons bousculer nos habitudes, les traditions, les cultures, nos croyances et nos religions ! Si nous souhaitons réellement voir arriver ce changement nécessaire, si nous voulons vraiment éveiller, conscientiser, inspirer nous ne pouvons pas continuer de faire les mêmes erreurs que dans le passé !


Acceptons tout simplement de VIVRE cette vie avec respect, c’est à dire en préservant notre corps, notre âme, notre cœur, notre amour, nos relations, notre altruisme, nos dons, nos émotions, nos ressentis et la mission que nous avons tous à vivre ici-bas !


http://echovivant.com/la-perfection-alimentaire-a-tout-prix/

ALIMENTATION : pourquoi mangeons-nous ?

l'alimentation sainePosted by catherine campioni 17 Nov, 2014 21:09

Pourquoi mangeons-nous ?


Dans notre « monde civilisé », nous ingérons une quantité certaine de repas répartis au cours de nos journées.

Nous consacrons souvent énormément de temps à la gestion de la nourriture : nous y pensons avant d’aller faire les courses, nous achetons, nous rangeons, nous prévoyons, nous préparons, nous mangeons, nous nettoyons, nous digérons, nous éliminons, et le cycle recommence, généralement alors que le cycle précédent est encore en cours… Notre budget est également concerné, tout comme c’est souvent au centre de nos préoccupations (parler d’alimentation – à n’importe quelle échelle – est une valeur sûre pour « animer » un repas).

Mais que savons-nous sur ce qui nous pousse à manger, et surtout en quoi est-ce que notre alimentation reflète notre rapport au monde et à nous-même ?

Nous croyons le plus souvent manger pour les raisons suivantes :

- Pour nous nourrir

Jusqu’ici il y a une certaine logique. Mais savons-nous dans ce cas ce qui est nécessaire à notre corps ? Connaissons-nous un minimum son fonctionnement et savons-nous répondre à ses réels besoins ?

A une échelle cellulaire, notre corps a besoin de sucres simples (comme ceux que l’on trouve dans les fruits, pas celui que l’on achète dans une boite en poudre, ni celui ajouté à quasiment tous les plats transformés pour leurrer notre cerveau). C’est la nourriture demandée par chacune des cellules qui constitue notre corps. Certains processus et tissus nécessitent également une certaine proportion d’acides gras et d’acides aminés. Et pour faire fonctionner le tout et assurer l’équilibre de l’ensemble nous avons besoin de minéraux. Il existe certaines conditions pour pouvoir assimiler correctement tous ces éléments (par exemple, nous pouvons mâcher un grain de sable aussi longtemps que nous le voulons, il est peu probable que nous en récupérions des minéraux utilisables par notre corps). Nos besoins sont souvent très surestimés, et nous connaissons plus dans notre monde « moderne » des problèmes liés à la suralimentation, à une nourriture non-physiologique, à une méconnaissance des processus interne du corps, et à une assimilation perturbée que de réels problèmes d’alimentation. Dans un contexte différent, savoir que de nombreux cas de malnutrition peuvent être guéris simplement grâce à de la spiruline, que celle-ci peut suffire à combler tous les besoins du corps humain pendant une très longue période (si sa culture, sa récolte et sa transformation sont faites dans certaines conditions)

A une échelle atomique, notre corps est constitué de plus de 99,9 % de vide, et c’est de lumière dont il a besoin. Nous sommes constitué de lumière densifiée, et nous nous nourrissons en fait de l’énergie-lumière que les végétaux ont transformé une première fois en la rendant visible et palpable pour nos sens habituels. Il est ainsi possible de se nourrir directement à cette source (le « prâna », le « chi », la lumière…), ce qui fait généralement suite à un appel intérieur très fort et souvent à un long processus.

Ainsi donc, nous croyons avoir « besoin » de manger, mais quand on commence à se documenter sur ce qui se passe en nous, sur le jeûne, sur l’hygiénisme, sur la physiologie, sur le rôle des organes au sein des différents systèmes de notre corps, sur la différence entre la « fausse faim » et la « vraie faim » (…), on peut facilement en venir à se demander si c’est réellement ce qui nous fait manger en premier lieu…

Ayant expérimenté sur plusieurs années des changements alimentaires marqués avec certaines fois pas mal « d’aller-retour » entre ancien et nouveau mode d’alimentation, puis ayant vécu l’expérience de l’alimentation par l’énergie en direct (phénomène très différent à celui du jeûne), je peux affirmer que tout ce que nous croyons savoir sur l’alimentation n’est que blabla, et que seuls notre corps, notre apprentissage personnel, notre connaissance de notre fonctionnement à tous les niveaux, et notre écoute intérieure sont les guides que nous pouvons suivre en toute confiance, pour un peu que nous ayons appris à décoder les messages qu’ils nous envoient.

- Par habitude, par convention sociale

« 3 repas par jour », le « goûter » des enfants, « 5 fruits et légumes », « les produits laitiers sont nos amis », « l’importance du petit-déjeuner », « il faut manger ceci », « les risques de carences »….. Qui décide de tout cela, et dans quel but ? Pour notre bien vous croyez ? Pourquoi une société dont tout le système repose sur la « croissance économique » (et donc la consommation), la gestion de la maladie (et pas de la santé), et sur les études réalisées par les industriels et les lobbys (puisque eux ont les finances et l’intérêt de réaliser des études, selon leurs critères), déciderait de se mettre en péril en plus de se mettre à dos tout le monde pour qu’à long terme la population retrouve la pleine santé, l’autonomie, la joie de vivre, et décide de ne plus nourrir ce système obsolète…?

D’une société à une autre les normes, la culture, les habitudes sont différentes. Ce qui nous paraît dangereux ici (l’idée même de se nourrir exclusivement de végétaux fait encore bondir bien des personnes en France) peut être reconnu comme le choix le plus évident, logique, et adapté ailleurs. Mais nos peurs et croyances ont vite fait de prendre le dessus ! Du moins tant que nous laissons les autres nous dicter ce qui est « bon » pour nous, sans remettre en question l’origine de tout ces dogmes que nous renforçons chaque jour par nos actes et nos paroles.

- Par plaisir

Ah vraiment ? Avez-vous déjà remarqué à quel point les « goûts » peuvent évoluer au cours d’une vie ? Et surtout, connaissez-vous l’effet qu’à sur votre corps ce que vous mangez, et ce qui provoque ce que nous avons appris à appeler « plaisir » ? L’industrie agro-alimentaire l’a bien compris, elle, et ce que l’on apprend très rapidement en cuisine c’est les assemblages qui rendent le cerveau « accro », le plus simple étant les mélanges gras-sucre et gras-sel. Des mélanges qui ne se trouvent pas normalement à l’état naturel, pour lesquels le cerveau va associer l’étiquette « nouveauté » et rechercher à s’en procurer toujours plus. Nous apprenons alors à faire transformer notre mental en gendarme intérieur pour fixer des limites, que nous respecterons plus ou moins facilement selon notre parcours de vie et notre « cablâge » d’origine. Ces limites incohérentes créent obligatoirement – consciemment ou non – différentes émotions (frustration, honte, colère, envie…), que nous devrons apprendre à gérer pour qu’elles ne posent pas de problème « en société ». Vous voyez le cercle vicieux ? Des études ont montré que le sucre blanc raffiné agit sur le cerveau exactement de la même façon que certaines drogues dures. Mon expérience le confirme : j’ai eu des symptômes de sevrage bien identifiables à chaque fois que j’ai stoppé complètement la consommation de produits qui en contenaient. Où est le plaisir là-dedans ? Une réaction chimique du cerveau recherchée par des firmes guidées par leur chiffre d’affaire pour donner envie de manger au-delà de notre faim et à la plus grande fréquence possible leur produit…

Le « plaisir » que nous trouvons à manger peut aussi être de différentes sources : attache familiale pour un plat en particulier, partage d’un moment avec d’autres personnes (mais pourquoi de nos jours les repas sont presque devenus la seule chose que nous soyons capables de partager ?), soulagement d’avoir manger ce produit qui nous faisait tant envie… Et le ressenti du « calme » que provoque dans le cerveau une lourde digestion : toute notre énergie y est en priorité consacrée (surtout si nous mangeons des compositions non prévues par notre système digestif et qu’il doit s’y adapter), ce qui explique à la fois la fatigue d’après un « bon repas », comme on dit (on appelle ce processus la rationalisation cognitive : s’auto-convaincre par notre vocabulaire ou de toute autre façon que ce que nous faisons est « bon » pour nous alors que nous sentons intérieurement que ce n’est pas tout à fait le cas), et le côté temporairement anxiolytique de l’alimentation : il est facile de se retrouver le ventre plein et les pensées brumeuses, ralenties, lointaines… Le seul souci est que les émotions sont gérées au niveau de nos intestins, donc à long terme le « remède » risque fort d’empirer la situation, ou en tous cas de ne pas l’améliorer.

Oui, on peut prendre plaisir en mangeant, comme on peut prendre plaisir à des caresses ou à des coups, à un achat impulsif (ou pas) de n’importe quel bien matériel, à un orgasme même s’il n’est pas accompagné d’un amour partagé, à de nombreuses choses dans cette vie.

Il existe de nombreuses formes de plaisir, certaines sont plus « durables » que d’autres… Certaines sont plutôt une forme de soupape d’évacuation permettant d’évacuer autre chose dont nous n’avons pas – encore – conscience, elles sont alors plus ou moins interchangeables entre elles, peuvent varier d’une personne à l’autre ou d’une période à l’autre, ou même se combiner et sont dans tous les cas bien éphémères (le temps ayant même tendance à passer plus vite) ; d’autres sont comme un saut dans l’infini et la beauté de l’univers, hors du temps et de tout référentiel connu.

Le tout est de regarder en face nos réelles motivations et ce qu’il y a derrière. Bien souvent plus les attaches sont fortes et inconscientes, plus nous réagirons à tout ce qui peut remettre en question notre fonctionnement.

- Par compensation

Manger est une des habitudes que nous avons trop souvent appris à utiliser pour « nous rassurer », pour compenser, ou pour étouffer nos émotions : qu’il s’agisse de peurs, de doutes, de tristesse, d’angoisse, de colère ou toute autre émotion – pourtant naturelle et nécessaire dans le fonctionnement humain – nous « avalons » pour ne pas laisser remonter ce qui veut sortir et s’exprimer.

Tout le monde ne compensera pas sur la nourriture, certains se défoulerons dans une salle de sport, d’autres déverseront le trop plein de manière déformée vers leur entourage, certains se renfermerons sur eux-mêmes, d’autres parleront sans s’arrêter… Le souci de la compensation, outre le fait que l’on ne libère pas une émotion en la refoulant, c’est qu’en plus en se coupant de ses émotions au moment de « se défouler », on ne fait qu’évacuer le surplus de vapeur qui fait siffler la cocotte-minute mais cela ne soulage pas longtemps puisque la cause du trouble intérieur est toujours là, intacte, hors de vue, non reconnue et non exprimée.

- Par recherche d’énergie

La première question que nous devrions nous poser avant d’avaler quoi que ce soit serait « est-ce que j’ai sommeil ? »… (peut-être après la question « est-ce que j’ai soif ? » car bien souvent nous confondons les messages de notre corps)

Comme une voiture qui a une batterie et un réservoir d’essence, nous avons de même une batterie (nos glandes surrénales, véritable réserve physique de notre énergie « vitale ») et un réservoir (notre système digestif, par lequel ce que nous ingérons pourra rejoindre – ou non – notre système sanguin). Notre batterie peut se recharger principalement grâce au sommeil, au soleil, à la relaxation (méditation, massage, moment de détente…), mais au lieu de cela notre société favorise l’usage de stimulant pour la « cravacher », souvent sous la forme d’excitants (sel, café, sucre, musique rythmée, survitamination, stress…). Le souci est qu’au lieu de lui permettre de se recharger, nous la vidons encore plus vite… Si elle en vient à se retrouver « à plat » alors arrive la fatigue chronique. La recharger suffisamment pour retrouver un niveau « non critique » d’énergie peut prendre des mois voire des années ! Faute d’avoir appris et expérimenté cela, nous avons une forte tendance à confondre les 2 systèmes, et remplissons malheureusement le réservoir alors que c’est la batterie qui tire la sonnette d’alarme pour que nous allions dormir (ou prendre des vacances selon les cas)…

Dans bien des cas un test simple permet de lever le doute : si aucun des fruits que nous aimons habituellement ne nous attire, mais que nous vient une envie de pizza, de pâtes, de gâteaux, de n’importe quoi de particulièrement salé, épicé ou sucré, il y a de fortes chances pour que ce ne soit pas vraiment notre corps physique qui réclame de la nourriture mais une « mauvaise interprétation », un décodage plus ou moins erroné de notre cerveau.

- Pour combler un vide

Pour prendre la mesure de ce que nous pouvons chercher inconsciemment à combler avec l’alimentation, commençons par réfléchir à ce que nous répondons aux questions « qui suis-je ? », « quelle est ma place sur cette planète ? », « quel est le sens de la vie ? »…

A l’origine il y avait le Tout, l’Un, l’Incréé, la Source, l’Energie primordiale… Nous sommes tous issus de cette énergie, et nous sommes tous de l’énergie, le vide lui-même est énergie. Nous avons l’impression d’être séparés, divisés, et au fond de nous nous savons – même si c’est relégué au fin fond de notre inconscient –, nous sentons que cela n’est pas « normal », que nous ne devrions pas ressentir ce vide, cette séparation.

Certains retrouvent cette sensation indescriptible de « reconnexion » lors de certaines activités qui peuvent être très diverses (méditation, sport, activités manuelles, rêves, contact avec la nature, orgasme…) et qui provoquent des états apparentés aux « états de conscience modifiée ». Même si les personnes n’ont pas toujours conscience de ce qui se passe en elles, elles se sentent naturellement bien, apaisées, détendues, heureuses, « ailleurs », tout est simple et fluide dans leurs pensées comme dans leurs ressentis pendant cette durée, et bien souvent – sauf habitude associée – l’envie de manger est très éloignée de ces moments-là…

Le retour « à la vie réelle » peut en revanche provoquer de forts appels vers la nourriture, faute de comprendre et de pouvoir gérer le décalage par rapport à ce petit nuage sur lequel on se trouvait.

En conclusion…

Il me semble évident qu’il n’existe pas « Une » façon de s’alimenter, tout comme sur notre Terre il n’existe pas « un seul » climat, « une seule » saison, « un seul » aliment, « une seule » constitution. Il me paraît tout aussi évident qu’il existe un « cadre » physiologique permettant de se nourrir de façon adaptée à la façon dont notre corps est conçu, et ainsi expérimenter ce qui nous convient le mieux pour explorer cette vie à partir de nos ressentis, nos envies, nos appels, nos besoins du moment.

La question « pourquoi mangeons-nous » devient ainsi « de quoi choisissons-nous de nous nourrir ? »… De nos émotions fluctuantes ou de l’amour que nous portons en nous ? De peur ou de liberté ? De « produits » ou d’aliments ? De frustration ou de la joie de créer ?…

Et vous ?

De quoi vous nourrissez-vous aujourd’hui, dans quelles conditions, avec quel vécu ?

Qui nourrissez-vous en vous ? Quelle partie de vous est aux commandes quand il s’agit de s’alimenter ?

Et à présent… après avoir pris une grande inspiration… Dites-moi… de quoi souhaitez-vous vous nourrir pour la suite de votre voyage ?

source
http://onde-ascension.net/pourquoi-mangeons-nous/




SUCRE - le plus doux des poisons

l'alimentation sainePosted by catherine campioni 17 Nov, 2014 21:07

Le sucre rafiné le plus doux de tous les poisons

18 mars 2014

Une multitude d’affections physiques et mentales courantes sont fortement liées à la consommation de sucre raffiné pur.

POURQUOI LE SUCRE EST-IL TOXIQUE POUR LE CORPS ?

En 1957, le docteur William Coda Martin a tenté de répondre à cette question : » quand un aliment est-il vraiment un aliment et quand est-il un poison ? » La définition du mot » poison » d’après laquelle il travaillait était : » d’un point de vue médical : toute substance à laquelle est exposé le corps, substance ingérée ou développée à l’intérieur du corps, provoquant ou pouvant provoquer une maladie. D’un point de vue physique : toute substance inhibant l’activité d’un catalyseur, un catalyseur étant une substance mineure, une substance chimique ou un enzyme qui active une réaction. »1 Le dictionnaire donne une définition encore plus large du mot » empoisonner » : » exercer une influence nocive ou dénaturer » .


Le docteur Martin a classé le sucre raffiné dans la catégorie des poisons parce qu’on l’a dépourvu de ses forces vitales, de ses vitamines et de ses minéraux. » Ce qui reste se compose de glucides raffinés, purs. Le corps ne peut utiliser cet amidon et ce glucide raffiné que si les protéines, les vitamines et les minéraux qui ont été supprimés sont présents. La nature apporte ces éléments en quantité suffisante dans chaque plante pour métaboliser le glucide de chacune de ces plantes particulières.

Il n’y a aucun excédent pour des glucides supplémentaires. Un métabolisme incomplet du glucide provoque la formation de métabolite toxique comme l’acide pyruvique et de sucres anormaux possédant cinq atomes de carbone. L’acide pyruvique s’accumule dans le cerveau et le système nerveux et les sucres anormaux s’accumulent dans les globules rouges. Ces métabolites toxiques entravent la respiration des cellules. Elles ne peuvent pas obtenir suffisamment d’oxygène pour survivre et fonctionner normalement. A la longue, certaines cellules meurent. Ceci entrave le fonctionnement d’une partie du corps et c’est le début d’une maladie dégénérative. « 2

Le sucre raffiné est mortel pour les êtres humains qui l’ingèrent parce que les seules choses qu’il apporte sont ce que les nutritionnistes décrivent comme des calories » vides » ou » dépouillées « . Il lui manque les minéraux naturels qui sont présents dans la betterave à sucre ou la canne à sucre. De plus, prendre du sucre est pire que de ne rien prendre, parce que le sucre vide et prive le corps de vitamines et de minéraux précieux, en raison des exigences que sa digestion, sa désintoxication et son élimination imposent à notre système tout entier.

L’équilibre est si important pour notre corps que nous avons plusieurs façons de compenser le choc soudain d’une importante absorption de sucre. Des minéraux tels que le sodium (issu du sel), le potassium et le magnésium (issus des légumes), et le calcium (issu des os) sont mobilisés et utilisés lors de la transmutation chimique ; on produit des acides neutres qui tentent de ramener le facteur d’équilibre entre les liquides acides et alcalins du sang à un niveau plus normal.

La consommation quotidienne de sucre produit un excès permanent d’acidité, et il est nécessaire de puiser de plus en plus de minéraux au plus profond du corps pour tenter de corriger ce déséquilibre. En fin de compte, afin de protéger le sang, tant de calcium est puisé dans les os et les dents que ceux-ci se détériorent et qu’un affaiblissement général commence à se faire sentir. Un excès de sucre finit par affecter chaque organe du corps.

Au départ, il est emmagasiné dans le foie sous forme de glucose (glycogène). La capacité du foie étant limitée, une consommation quotidienne de sucre raffiné (au- delà de la quantité de sucre naturel nécessaire) fait bientôt gonfler le foie comme un ballon. Lorsque le foie est plein au maximum de sa capacité, l’excès de glycogène retourne dans le sang sous forme d’acides gras. Ceux-ci sont emmenés dans chaque partie du corps et emmagasinés dans les zones les plus inactives : le ventre, les fesses, les seins et les cuisses.

Lorsque ces endroits relativement inoffensifs sont complètement pleins, les acides gras sont alors répartis parmi les organes actifs, comme le cœur et les reins. Ceux-ci commencent à fonctionner au ralenti ; leurs tissus finissent par dégénérer et par se transformer en graisse. Le corps tout entier souffre de la diminution de leur capacité, et une tension artérielle anormale apparaît. Le système nerveux parasympathique est affecté ; et les organes qu’il gouverne, comme le cervelet, deviennent inactifs ou se paralysent. (On considère rarement la fonction cérébrale ordinaire comme aussi biologique que la digestion). Les systèmes circulatoires et lymphatiques sont envahis, et la qualité des globules rouges commence à changer. Il se produit une surabondance de globules blancs, et la création de tissus se ralentit.

La capacité de tolérance et d’immunisation de notre corps devient plus limitée, par conséquent nous ne pouvons pas réagir correctement face à des attaques sévères, que ce soit le froid, la chaleur, les moustiques ou les microbes.

Un excès de sucre a un effet très nocif sur le fonctionnement du cerveau. La clé d’une fonction cérébrale bien réglée est l’acide glutamique, composé vital que l’on trouve dans de nombreux légumes. Les vitamines B jouent un rôle majeur dans la décomposition de l’acide glutamique en composés antagonistes complémentaires qui provoquent une réaction de » continuation » ou de » contrôle » dans le cerveau. Les vitamines B sont aussi fabriquées par des bactéries symbiotiques qui vivent dans nos intestins. Lorsque l’on consomme du sucre raffiné tous les jours, ces bactéries s’affaiblissent et meurent, et notre réserve en vitamines B descend très bas. Trop de sucre nous rend somnolents ; nous perdons nos facultés de calcul et de mémoire.

LE SUCRE : NOCIF POUR LES ETRES HUMAINS ET POUR LES ANIMAUX

Les marins naufragés qui n’ont mangé et bu que du sucre et du rhum pendant neuf jours ont sûrement souffert de certains aspects de ce traumatisme ; les récits qu’ils ont dû faire ont créé un gros problème de relations publiques pour les vendeurs de sucre.

L’incident s’est produit lorsqu’un vaisseau transportant une cargaison de sucre a fait naufrage en 1793. Les cinq marins survivants ont fini par être secourus après s’être sentis abandonnés pendant neuf jours. Ils étaient décharnés parce qu’ils ne s’étaient pas alimentés, n’ayant rien consommé d’autre que du sucre et du rhum.

Cet incident a incité l’éminent physiologiste français F. Magendie à réaliser une série d’expériences sur des animaux, dont il a publié les résultats en 1816. Lors de ces expériences, il a fait suivre aux chiens un régime alimentaire fait de sucre ou d’huile d’olive et d’eau. Tous les chiens ont dépéri et sont morts.

Les marins naufragés et les chiens des expériences du physiologiste français ont prouvé la même chose. Comme aliment régulier, prendre du sucre est pire que de ne rien prendre. De l’eau pure peut vous maintenir en vie pendant quelque temps. Du sucre et de l’eau peuvent vous tuer. Les êtres humains [et les animaux] sont » incapables de subsister en ne se nourrissant que de sucre « .4

La mort des chiens dans le laboratoire du professeur Magendie a alerté l’industrie du sucre sur les risques des enquêtes scientifiques indépendantes. A partir de ce jour et jusqu’à aujourd’hui, l’industrie du sucre a investi des millions de dollars pour subventionner discrètement la science. On a engagé les plus grands noms de la science que l’argent pouvait acheter, dans l’espoir qu’ils pourraient un jour proposer quelque chose d’au moins pseudo- scientifique pour redorer l’image du sucre.

On a prouvé, cependant, que (1) le sucre est un facteur majeur de détérioration des dents ; (2) le sucre dans l’alimentation d’une personne provoque réellement un excès de poids ; (3) la suppression de sucre dans des régimes a guéri certains symptômes de maladies universelles qui laissaient les patients très diminués, comme le diabète, le cancer et les maladies cardiaques. Sir Frederick Banting, celui qui a codécouvert l’insuline, a remarqué en 1921 au Panama que, parmi les propriétaires des plantations de sucre qui mangeaient de grandes quan-tités de leur produit raffiné, le diabète était chose courante.

Parmi les coupeurs de canne indigènes, qui ne faisaient que mâcher la canne brute, il ne vit pas de cas de diabète.

Cependant, les tentatives des fabricants de sucre en matière de relations publiques ont commencé en Grande-Bretagne en 1808 lorsque le Comité des Indes Occidentales a rapporté à la Chambre des Communes que l’on avait offert une récompense de vingt-cinq guinées à toute personne capable de proposer les expériences les plus » satisfaisantes » pour prouver que le sucre non raffiné était bon pour nourrir et engraisser les bœufs, les vaches, les porcs et les moutons.5 La nourriture pour animaux dépend souvent des saisons, elle est toujours chère. Le sucre, à ce moment-là, était très bon marché. Les gens ne le consommaient pas assez vite.

Naturellement, en 1808, la tentative consistant à nourrir le bétail avec du sucre et de la mélasse fut un désastre en Angleterre. Lorsque le Comité des Indes Occidentales fit son quatrième rapport à la Chambre des Communes, un des membres du Parlement, John Curwin, rapporta qu’il avait essayé de nourrir des veaux avec du sucre et de la mélasse mais que cela avait échoué. Il suggéra que peut-être quelqu’un devrait réessayer en glissant discrètement du sucre et de la mélasse dans du lait écrémé. Si cela avait donné un résultat positif, vous pouvez être sûrs que les marchands de sucre des Indes Occidentales auraient répandu la nouvelle dans le monde entier. Après ce manque singulier de succès dans leur tentative de mettre du sucre dans les pâturages des vaches, les marchands de sucre des Indes Occidentales ont abandonné.

Doté d’une ardeur inébranlable pour augmenter la demande du marché vis-à-vis du produit agricole le plus important des Antilles, le Comité des Indes Occidentales en fut réduit à utiliser une tactique qui sert les vendeurs de sucre depuis presque 200 ans : des témoignages non pertinents et clairement stupides venant de très loin, des gens inaccessibles avec des sortes de références » scientifiques « . Un ancien commentateur les a qualifiés de » consciences soudoyées « .

Le comité de la Chambre des Communes avait tellement de mal à trouver des défenseurs locaux du sucre qu’il en a été réduit à citer un docteur de la lointaine ville de Philadelphie, chef de la récente rébellion coloniale américaine : » On rapporte que le grand docteur Rush de Philadelphie a dit que le sucre contient plus de nutriments dans une même masse que n’importe quelle autre substance connue. » (L’emphase a été rajoutée). Dans un même temps, ce même docteur Rush prêchait que la masturbation était la cause de la folie ! Si on citait une affirmation aussi ambiguë que celle-ci, on peut être sûr qu’on ne trouverait aucun vétérinaire en Grande-Bretagne qui recommanderait le sucre pour soigner et nourrir les vaches, les porcs ou les moutons.

En préparant son mémorable volume, A History of Nutrition [Histoire de la nutrition], publié en 1957, le professeur B. V. McCollum (de l’Université Johns Hopkins), parfois qualifié de plus grand nutritionniste d’Amérique et certainement pionnier dans ce domaine, a passé en revue approximativement 200 000 brochures scientifiques publiées, répertoriant des expériences avec les aliments, leurs propriétés, leur utilisation et leurs effets sur les animaux et les hommes. Les documents couvraient la période allant du milieu du XVIIIesiècle jusqu’en 1940. A partir de ce grand répertoire d’enquêtes scientifiques, McCollum a choisi les expériences qu’il considérait comme significatives » pour relater l’histoire du progrès en découvrant l’erreur humaine dans cette branche de la science [de la nutrition]. »

Le professeur McCollum n’a pas réussi à faire état d’une seule expérience sur le sucre scientifiquement contrôlée entre 1816 et 1940.

Malheureusement, nous devons nous rappeler que depuis toujours les scientifiques n’accomplissent peu de choses que s’ils ne sont pas parrainés. Les protocoles de la science moderne ont aggravé les frais de l’enquête scientifique.

Nous ne devons pas nous étonner lorsque nous lisons l’introduction de A History of Nutrition de McCollum et découvrons que » L’auteur et les éditeurs remercient la Fondation pour la Nutrition, pour la subvention qu’elle leur a accordée afin de couvrir une partie des frais de publication de ce livre « . Vous pourriez demander : » Qu’est la Fondation pour la Nutrition ? » L’auteur et les éditeurs ne vous le disent pas. Cela s’avère être une organisation pour les grands conglomérats vendeurs de sucre de l’industrie alimentaire, englobant la Compagnie américaine de Raffinage du Sucre, Coca-Cola, Pepsi-Cola, la société Curtis Candy, General Foods, General Mills, la société Nestlé, la société Pet Milk et Sunshine Biscuits – environ 45 sociétés en tout.

La chose la plus significative concernant le travail en 1957 de McCollum a peut-être été ce qu’il a laissé à l’écart : une œuvre antérieure monumentale décrite par un éminent professeur d’Harvard comme » l’un de ces travaux de recherche mémorables, faisant que tout autre chercheur se mord les doigts de n’avoir jamais pensé à faire la même chose « . Dans les années 1930, un dentiste, également chercheur, de Cleveland, dans l’Ohio, le docteur Weston A. Price, a voyagé dans le monde entier – depuis les terres des Esquimaux jusqu’en Océanie, depuis l’Afrique jusqu’en Nouvelle Zélande. Son livre Nutrition and Physical Degeneration : A Comparison of Primitive and Modern Diets and Their Effects [Nutrition et dégénérescence physique : comparaison des régimes modernes et primitifs et de leurs conséquences], 6 qui est illustré par des centaines de photographies, a été publié pour la première fois en 1939.

Le monde entier a servi de laboratoire au docteur Price. Sa conclusion dévastatrice, consignée avec des détails horrifiants région après région, était simple. Les gens vivant dans des conditions primitives soi-disant arriérées avaient une excellente dentition et jouissaient d’une excellente santé. Ils mangeaient des aliments naturels non raffinés issus de leur production locale. Dès que des aliments sucrés, raffinés, furent importés suite à un contact avec la » civilisation « , la dégénérescence physique débuta d’une façon nettement observable en une seule génération.

Toute la crédibilité que peuvent avoir les vendeurs de sucre se base sur notre ignorance de travaux comme celui du docteur Price. Les fabricants de sucre ne cessent de faire des essais, d’avoir de l’espoir et de distribuer de généreuses bourses de recherche aux grandes écoles et aux universités ; mais les laboratoires de recherche ne proposent jamais rien de solide qui puisse être utilisé par les fabricants. Invariablement, les résultats des recherches sont mauvais.

» Allons vers le sauvage ignorant, examinons la façon dont il se nourrit et faisons preuve de sagesse « , a dit le professeur d’Harvard Ernest Hooten dans Apes, Men, and Morons [Des Singes, des Hommes et des Idiots].7 » Cessons de prétendre que les brosses à dents et le dentifrice sont plus importants que les brosses à chaussures et le cirage. Ce sont les aliments emmagasinés qui nous ont donné des dents solides. »

Lorsque les chercheurs sont d’une ingratitude monstrueuse envers ceux qui les parrainent, et que cela se sait, cela devient gênant. En 1958, le Time magazine a rapporté qu’un biochimiste d’Harvard et ses assistants avaient travaillé sur des myriades de souris pendant plus de dix ans. La Fondation pour la Recherche sur le Sucre, SARL, avait apporté jusqu’à 57000 dollars pour financer ces travaux, destinés à découvrir comment le sucre provoque des caries et comment empêcher cela. Il a fallu dix ans aux chercheurs pour découvrir qu’il n’y avait aucune façon d’empêcher que le sucre ne détériore les dents. Lorsqu’ils ont communiqué leurs découvertes dans le Dental Association Journal [Journal de l’Association des Dentistes], leur source financière s’est tarie. La Fondation pour la Recherche sur le Sucre n’a pas renouvelé son soutien. Plus les scientifiques les décevaient, plus les vendeurs de sucre devaient compter sur les publicitaires.

LE SACCHAROSE : DE L’ENERGIE « PURE » A UN SACRE PRIX

Lorsque les calories sont devenues à la mode dans les années 1920, et que tout le monde apprenait à les compter, les vendeurs de sucre sont arrivés avec un nouveau boniment. Ils se vantaient du fait qu’il y avait 2500 calories dans 450 grammes de sucre. Un peu plus de 100 grammes de sucre devaient apporter 20 pour cent du quota journalier total.

« Si vous pouviez acheter toute l’énergie de vos aliments à un prix aussi bas que celui auquel vous achetez les calories dans le sucre », nous disaient-ils, « votre budget alimentaire pour l’année serait très bas. Si le sucre coûtait sept cents les 450 grammes, cela vous coûterait moins de 35 dollars pour toute une année. »

Une façon très bon marché de vous tuer.

« Bien sûr, nous ne nous nourrissons pas de façon aussi déséquilibrée, » ont-ils admis plus tard. « Mais ce chiffre sert à montrer du doigt à quel point le sucre est un aliment énergétique bon marché. Ce qui n’était autrefois qu’un luxe dont seuls quelques privilégiés pouvaient profiter est maintenant un aliment pour les gens les plus pauvres. »

Plus tard, les vendeurs de sucre ont clamé que le sucre était chimiquement pur, dépassant dans ce domaine le savon Ivoire, étant pur à 99,9 pour cent contre 99,44 pour cent pour le savon Ivoire. « Aucun aliment de notre alimentation quotidienne n’est plus pur, » nous a-t-on assuré.

Que voulaient-ils dire par pureté, en plus du fait indiscutable que toutes les vitamines, tous les minéraux, les sels, les fibres et les protéines avaient été enlevés dans ce processus de raffinage ? Et bien, les vendeurs de sucre ont présenté la pureté sous un jour nouveau.

« Vous n’avez pas à le trier comme des haricots, à le laver comme du riz. Tous les cristaux sont pareils. Son utilisation n’implique aucun gaspillage. Aucun os mutile comme dans la viande, aucun marc comme dans le café. »

« Pur » est un des adjectifs favoris des vendeurs de sucre parce que cela signifie une chose pour les chimistes et autre chose pour les simples mortels. Lorsqu’on étiquette le miel comme « pur », ceci signifie qu’il se trouve dans son état naturel (directement dérobé aux abeilles qui l’ont fabrique), sans avoir été frelaté avec du saccharose et sans qu’aucun résidu chimique nocif n’ait pu être vaporisé sur les fleurs.

Ceci ne signifie pas que le miel est dénué de minéraux tels que l’iode, le fer, le calcium, le phosphore ou de nombreuses vitamines. Le processus de purification que subissent la canne à dans les raffineries est si efficace que le sucre finit par être aussi pur sur le plan chimique que la morphine ou l’héroïne que possède un chimiste sur les étagères de son laboratoire. La vertu nutritionnelle que représente cette pureté chimique abstraite, les vendeurs de sucre n’en parlent jamais.

A partir de la première guerre mondiale, les vendeurs de sucre ont enrobé leur propagande dans un boniment préparatoire. « Les diététiciens connaissent la forte valeur nutritionnelle du sucre depuis longtemps, » disait un tract commercial des années 1920. « Mais il a fallu la première guerre mondiale pour qu’elle apparaisse clairement. La force énergétique du sucre atteint les muscles en quelques minutes et il était précieux d’en donner une ration aux soldats juste avant de lancer une attaque. » Les vendeurs de sucre nous rebattent les oreilles de la force énergétique du saccharose depuis des années parce qu’elle ne contient rien d’autre. Une énergie calorique et un goût qui crée une accoutumance : voilà ce que comporte le saccharose, et rien d’autre.

Tous les autres aliments contiennent des « plus » énergétiques. Tous les aliments contiennent quelques nutriments sous la forme de protéines, de glucides, de vitamines ou de minéraux, ou de tout cela à la fois. Le saccharose contient de l’énergie calorique, point.

L’apport « rapide » d’énergie que mettent en avant les vendeurs de sucre, qui pousse des soldats réticents à monter à l’assaut et fait grimper les enfants aux murs, se base sur le fait que le saccharose raffiné n’est pas digéré dans la bouche ou l’estomac mais passe directement dans les intestins et de là dans le sang. En plus, la vitesse avec laquelle le saccharose entre dans le sang fait plus de mal que de bien.

Une grande partie de la confusion publique au sujet du sucre raffiné est aggravée par le langage. Les sucres sont classés par les chimistes dans la catégorie des « glucides ».

Ce mot créé de toutes pièces signifie « une substance contenant du carbone avec de l’oxygène et de l’hydrogène ». Si les chimistes veulent employer ces termes hermétiques lorsqu’ils parlent entre eux dans leur laboratoire, c’est très bien. L’emploi du mot « glucide » en-dehors du laboratoire — en particulier dans l’étiquetage des aliments et le jargon publicitaire — pour décrire à la fois des grains de céréales naturels, complets (qui sont un aliment principal de l’humanité depuis des milliers d’années) et le sucre raffiné par l’homme (qui est une drogue fabriquée et un poison majeur de l’humanité depuis seulement une centaine d’années) est manifestement pernicieux. Ce genre de confusion rend possible les balivernes prêchées par les vendeurs de sucre pour faire croire aux mères anxieuses que leurs petits ont besoin de sucre pour survivre.

En 1973, la Fondation pour l’Information sur le Sucre a placé des publicités d’une page entière dans les magazines nationaux. En realité, les annonces étaient des rétractations déguisées qu’ils ont été obligés de faire lors d’une retraite stratégique faisant suite à une lutte interminable avec la Commission Fédérale du Commerce, au sujet d’une campagne publicitaire antérieure affirmant qu’une petite dose de sucre avant les repas « freinerait » l’appétit. « Vous avez besoin de glucides. Et il s’avère alors que le sucre est le glucide le plus savoureux. » Vous pourriez aussi bien dire que tout le monde a besoin de liquide chaque jour. Il s’avère alors que beaucoup de gens trouvent que le Champagne est le liquide le plus savoureux.

Combien de temps l’Union Chrétienne Antialcoolique des Femmes laisserait le lobby de la liqueur s’en tirer indemne avec ce slogan ?

L’emploi du mot « glucide » pour décrire le sucre est délibérément trompeur. Depuis que l’on a exigé un meilleur étiquetage des propriétés nutritionnelles sur les emballages et les boîtes de conserve, les glucides raffinés tels que le sucre sont mis dans la même catégorie que les glucides qui peuvent être raffinés ou pas. Les différents types de glucides sont ajoutés les uns aux autres pour obtenir le nombre total de glucides. Ainsi, l’étiquette a pour effet de cacher la teneur en sucre à l’acheteur sans méfiance.

Les chimistes ajoutent à la confusion en employant le mot « sucre » pour décrire tout un groupe de substances qui sont similaires mais pas identiques.

Le glucose est un sucre que l’on trouve généralement avec d’autres sucres, dans les fruits et les légumes. C’est un élément clé du métabolisme de toutes les plantes et de tous les animaux. Un grand nombre de nos aliments principaux se transforment en glucose dans notre corps. Le glucose est toujours présent dans notre sang, et on l’appelle souvent « sucre du sang ».

Le dextrose, aussi appelé « sucre du maïs », est tiré de façon synthétique de l’amidon. Le fructose est le sucre des fruits. Le maltose est le sucre du malt. Le lactose est le sucre du lait. Le saccharose est du sucre raffiné fabriqué à partir de la canne à sucre et de la betterave à sucre.

Le glucose a toujours été un élément essentiel du sang humain. L’ajout de saccharose est quelque chose de nouveau dans l’histoire de l’homme. Employer le mot « sucre » pour décrire deux substances qui sont loin d’être identiques, qui ont des structures chimiques différentes et qui affectent le corps de façon profondément différente, aggrave la confusion.

Cela rend possible davantage de balivernes de la part des vendeurs de sucre qui nous disent combien le sucre est important en tant que composant essentiel du corps humain, comment il s’oxyde pour produire de l’énergie, comment il se métabolise pour produire de la chaleur, etc.

Ils parlent du glucose, bien entendu, qui est fabriqué dans notre corps.

Cependant on est amené à croire que les fabricants parlent du saccharose qui est fabriqué dans leurs raffineries. Lorsque le mot « sucre » peut désigner aussi bien le glucose de votre corps que le saccharose de votre Coca-Cola, c’est formidable pour les vendeurs de sucre mais ce n’est pas marrant pour tous les autres.

On a embobiné les gens pour qu’ils pensent à leur corps comme ils pensent à leur compte-chèques. S’ils s’imaginent que leur taux de sucre dans le sang est bas, ils sont conditionnés pour tirer des sucreries et des sodas à des distributeurs automatiques, afin d’augmenter leur taux de sucre dans le sang. En réalité, ceci est la pire chose à faire.

Le taux de glucose dans le sang a tendance à être bas parce qu’ils sont adeptes du saccharose. Les gens qui renoncent à leur penchant pour le saccharose et qui le suppriment découvrent que leur taux de glucose dans le sang redevient normal et se stabilise.

Depuis la fin des années 1960, des millions d’Américains sont revenus à une alimentation naturelle.

Un nouveau type de magasin, le magasin d’aliments naturels, a encouragé beaucoup de gens à fuir les supermarchés. Une alimentation naturelle peut contribuer à vous faire retrouver la santé. De nombreuses personnes, par conséquent, en sont venus à assimiler le mot « naturel » au mot « sain ». Les vendeurs de sucre ont alors commencé à pervertir le mot « naturel » afin de tromper le public.

▪ « Fabriqué à partir d’éléments naturels », nous disent les vendeurs de sucre à la télévision, produit après produit. On n’accentue pas le mot « à partir de » à la télévision. On le devrait. Même le sucre raffiné est fabriqué à partir d’éléments naturels. Cela n’a rien de nouveau. Les ingrédients naturels sont la canne et la betterave.

Mais ce mot « à partir de » ne suggère guère que 90 pour cent de la canne et de la betterave ont été enlevés. On pourrait aussi faire la publicité pour l’héroïne en affirmant qu’elle est fabriquée à partir d’éléments naturels. Le pavot d’opium est aussi naturel que la betterave à sucre. C’est l’usage que l’homme en fait qui en fait ce qu’il est.

Si vous voulez éviter le sucre au supermarché, il n’y a qu’un seul moyen. N’achetez rien sauf si l’étiquette indique en gros : « Sans sucre ajouté ». L’emploi du mot « glucide » en tant que mot « scientifique » pour désigner le sucre est devenu une stratégie de défense classique chez les vendeurs de sucre et beaucoup de médecins qui en font l’apologie. C’est leur dispositif de sécurité.

BIEN ASSOCIER LES ALIMENTS

Que ce soit des céréales sucrées ou des pâtisseries et un café noir au petit déjeuner, que ce soit des hamburgers et du Coca-Cola au dejeuner ou le dîner « gastronomique » complet du soir, d’un point de vue chimique, l’alimentation d’un Américain moyen est une formule qui garantit des gargouillis et des troubles de l’estomac.

A moins que vous n’ayez pris trop d’insuline et, que dans un état de choc insulinique, vous n’ayez besoin de sucre comme antidote, presque personne n’a jamais de bonne raison de consommer du sucre seul. Les hommes ont besoin de sucre comme de la nicotine dans le tabac. En avoir un besoin maladif est une chose — en avoir réellement besoin en est une autre. Depuis les temps de l’empire perse jusqu’à aujourd’hui, on s’est généralement servi du sucre pour relever la saveur d’autres aliments et de boissons, comme ingrédient dans la cuisine ou comme condiment sur la table. Laissons pour l’instant de côté les effets connus du sucre (à long terme et à court terme) sur le système tout entier et concentrons-nous sur les effets du sucre pris en association avec d’autres aliments quotidiens.

Lorsque votre grand-mère vous avertissait que des gâteaux sucrés avant les repas « gâcheraient votre souper », elle savait de quoi elle parlait. Son explication aurait pu ne pas satisfaire un chimiste mais, de même que de nombreux axiomes traditionnels issus de la loi mosaïque sur la nourriture kasher et la séparation des aliments dans la cuisine, de telles règles se basent sur des années d’expériences et d’erreurs et elles ont tendance à être absolument exactes.

La plupart des recherches modernes en matière d’association d’aliments sont une découverte laborieuse des choses que votre grand-mère considérait comme allant de soi.

Tout régime entrepris dans le seul but de perdre du poids est dangereux, par définition. Dans l’Amérique du XXe siècle, on parle de l’obésité comme d’une maladie et on la traite en tant que telle. L’obésité n’est pas une maladie. Ce n’est qu’un symptôme, un signe, un avertissement indiquant que votre corps ne fonctionne pas correctement.

Suivre un régime pour perdre du poids est aussi stupide et dangereux que prendre de l’aspirine pour soulager un mal de tête avant d’en connaître la cause. Se débarrasser d’un symptôme c’est comme débrancher une alarme. La cause première reste intacte.

Tout régime entrepris dans un but autre que celui de retrouver la santé parfaite de votre corps est dangereux. De nombreuses personnes ayant des kilos en trop sont sous-alimentées. (Le docteur Curtis Wood souligne ce point dans son livre de 1971, Overfed But Undernourished [Trop gros mais Sous-alimenté]. Manger moins peut aggraver cet état, sauf si l’on se préoccupe de la qualité des aliments au lieu de ne se soucier que de leur quantité.

De nombreuses personnes — y compris des docteurs — supposent que si l’on perd du poids, on perd de la graisse. Il n’en va pas nécessairement ainsi. Tout régime mettant tous les glucides dans la même catégorie des dangereux. Tout régime ne prenant pas en compte la qualité des glucides et ne faisant pas la distinction cruciale entre les glucides naturels, non raffinés, comme, les céréales complètes et les légumes, et les glucides raffinés par l’homme comme le sucre et la farine blanche, est dangereux. Tout régime incluant du sucre raffiné et de la farine blanche, quel que soit le nom « scientifique » qu’on leur donne, est dangereux.

Supprimer le sucre et la farine blanche et les remplacer par des céréales complètes, des légumes et des fruits de saison, voilà le cœur de tout régime naturel sensé. Changer la qualité de vos glucides peut changer la qualité de votre santé et de votre vie. Si vous mangez des aliments naturels de bonne qualité, la quantité a tendance à se réguler d’elle-même. Personne ne va manger une demi-douzaine de betteraves à sucre ou une caisse entière de cannes à sucre. Et quand bien même, ce sera moins dangereux que quelques grammes de sucre.

Toutes les sortes de sucres — les sucres naturels, tels que ceux que l’on trouve dans le miel et les fruits (le fructose), tout comme le sucre blanc raffiné (le saccharose) — ont tendance à bloquer la sécrétion des sucs gastriques et à avoir un effet inhibiteur sur le métabolisme naturel. Les sucres ne sont pas digérés dans la bouche, comme les céréales, ou dans l’estomac, comme la chair animale.

Lorsqu’on les consomme seuls, ils passent dans l’intestin grêle après avoir rapidement traversé l’estomac. Lorsqu’on les consomme avec d’autres aliments — peut-être de la viande et du pain dans un sandwich — l’estomac les retient pendant un moment. Le sucre contenu dans le pain et le Coca-Cola reste là aux côtés du hamburger et du petit pain, attendant que ces derniers soient digérés. Pendant que l’estomac s’occupe de la protéine animale et de l’amidon raffiné du pain, le surcroît de sucre garantit presque à coup sûr une rapide fermentation acide, vu les conditions de chaleur et d’humidité qui existent dans l’estomac.

Un morceau de sucre dans votre café après votre sandwich suffit à faire fermenter tout ce qui se trouve dans votre estomac. Un soda avec un hamburger surfit à transformer votre estomac en distillerie. Du sucre dans vos céréales — que vous les achetiez déjà sucrées dans le paquet ou que vous rajoutiez le sucre vous-même — garantit presque à coup sûr une fermentation acide.

Depuis le commencement du monde, on a observé des lois naturelles, dans les deux sens du terme, lorsqu’il s’agissait d’associer des aliments différents. On a observé des oiseaux qui mangeaient des insectes à un certain moment de la journée et des graines à un autre moment.

D’autres animaux ont tendance à manger un seul type d’aliment à la fois. Les animaux carnivores consomment leur protéine toute crue et à l’état brut.

En Orient, la coutume est de manger le yang avant le yin. De la soupe de miso (protéine de la graine de soja férmentée, du yang) au petit déjeuner ; du poisson cru (encore une protéine yang) au début du repas ; puis vient le riz (qui est moins yang que le miso et le poisson) ; et ensuite les légumes qui sont ying. Si vous mangez un jour avec une famille japonaise traditionnelle et si vous ne respectez pas cet ordre, les Orientaux (si ce sont vos amis) vous corrigeront courtoisement mais fermement.

La loi observée par les Juifs orthodoxes interdit de nombreuses associations d’aliments dans un même repas, elle interdit en particulier d’associer la viande et les produit laitiers.

Des ustensiles spéciaux pour les repas à base de produits laitiers et des ingrédients différents pour les repas à base de viande renforcent ce tabou à la source même de l’alimentation qu’est la cuisine.

L’homme a appris très tôt dans ce domaine ce que de mauvaises associations d’aliments pouvaient faire au corps humain. Lorsqu’il avait mal à l’estomac parce qu’il avait associé un fruit cm à des céréales, ou du miel à du porridge, il n’attrapait pas une pastille antiacide. Il apprenait à manger autrement. Lorsque la gloutonnerie et les excès devinrent monnaie courante, on invoqua des codes et des commandements religieux qui allaient à leur encontre. La gloutonnerie est un péché capital dans la plupart des religions ; mais il n’existe aucun avertissement ou commandement religieux spécifique à l’encontre du sucre raffiné parce que l’abus de sucre — comme l’abus de drogues — n’est apparu sur la scène mondiale que bien des siècles après la publication des livres saints.

« Pourquoi devons-nous accepter comme normal ce que nous trouvons chez une race d’êtres humains malades et affaiblis ? » demande le docteur Herbert M. Shelton.

« Devons-nous toujours considérer comme normales les pratiques alimentaires actuelles des hommes civilisés ?…

Selles fétides, selles molles, selles compactes, selles granuleuses, beaucoup de flatulences, colite, hémorroïdes, sang dans les selles, avoir besoin de papier toilette est devenu presque normal . »8

Lorsque les amidons et les sucres complexes (comme ceux contenus dans le miel et les fruits) sont digérés, ils se décomposent en sucres simples appelés « monosaccharides », qui sont des substances utilisables — des nutriments.

Lorsque les amidons et les sucres sont consommés ensemble et subissent une fermentation, ils se décomposent en dioxyde de carbone, en acide acétique, en alcool et en eau. A part l’eau, tous ces éléments sont des substances inutilisables — des poisons.

Lorsque les protéines sont digérées, elles se décomposent en acides aminés, qui sont des substances utilisables — des nutri-ments. Lorsqu’on consomme des protéines avec du sucre, elles se putréfient ; elles se décomposent en une variété de ptomaïnes et leuœmaïnes, qui sont des substances inutilisables — des poisons.

La digestion enzymatique des aliments les prépare a être utilisés par notre corps. La décomposition bactérienne les rend impropres à être utilisés par notre corps. Le premier processus nous apporte des nutriments ; le second nous apporte des poisons.

Une grande partie de ce qui passe pour être une alimentation moderne est obsédée par le calcul quantitatif. On traite le corps comme un compte-chèques. Déposez des calories (comme vous déposez des dollars) et retirez de l’énergie.

Déposez des protéines, des glucides, des graisses, des vitamines et des minéraux — en quantité équilibrée — et le résultat doit être, théoriquement, un corps en bonne santé.

Aujourd’hui, les gens se disent en bonne santé s’ils sont capables de sortir de leur lit, d’aller au bureau et de pointer. S’ils en sont incapables, ils appellent le docteur pour obtenir des indemnités maladie, une hospitalisation ou une cure de repos le tout, depuis une journée de paye sans travailler jusqu’à un rein artificiel, aux frais du contribuable.

Mais quel intérêt si les calories et les nutriments théoriquement indispensables sont consommés tous les jours, et si pourtant cette accumulation d’aliments choisis au hasard, en vitesse, à l’heure du casse-croûte, fermente et se putréfie dans l’appareil digestif ? A quoi bon remplir le corps de protéines, seulement pour qu’elles se putréfient dans le canal gastro-intestinal ? Les glucides qui fermentent dans l’appareil digestif sont transformés en alcool et en acide acétique, et non en monosaccharides faciles à digérer.

« Pour que l’on puisse tirer une valeur nutritive des aliments consommés, il faut qu’ils soient faciles à digérer, » a averti Shelton il y a des années. « II ne faut pas qu’ils pourrissent. »

Bien sûr, le corps peut se débarrasser des poisons grâce à l’urine et aux pores ; la quantité de poison contenue dans l’urine constitue une indication de ce qui se passe dans l’intestin. Le corps développe bien une tolérance à ces poisons, tout comme il s’adapte peu à peu à la consommation d’héroïne. Mais, dit Shelton, « l’inconfort dû à l’accumulation de gaz, la mauvaise haleine, et les odeurs fétides et désagréables sont aussi indésirables que les poisons ».9

LE SUCRE ET LA SANTE MENTALE

A l’âge des ténèbres, on enfermait rarement les âmes dérangées parce qu’elles avaient perdu la tête. Un tel enfermement a commencé au siècle des Lumières, après que le sucre fut passé de l’ordonnance de l’apothicaire à la recette du confiseur. « Le grand internement des fous », ainsi que le qualifie un historien, 10 a commencé à la fin du XVIIe siècle, après que la consommation de sucre en Grande-Bretagne fut passée en 200 ans d’une pincée ou deux dans un tonneau de bière, ça et là, à plus de deux millions de livres par an. A cette époque, à Londres, les médecins avaient commencé à observer et à répertorier les signes physiques incurables et les symptômes du « blues du sucre ».

Pendant ce temps, lorsque les consommateurs de sucre ne manifestaient pas de symptômes physiques incurables évidents et que les médecins étaient perplexes sur le plan médical, on ne décrétait plus que les patients étaient ensorcelés, mais plutôt qu’ils étaient fous, déments, caractériels.

Paresse, fatigue, débauche, mécontentement parental — un seul de ces problèmes a suffi à faire enfermer des personnes de moins de vingt-cinq ans dans les premiers hôpitaux psychiatriques parisiens. Tout ce qu’il fallait pour être incarcéré était une plainte émanant des parents, de proches ou du tout-puissant prêtre de la paroisse. Des nourrices avec leurs bébés, des jeunes filles enceintes, des enfants attardés ou mentalement déficients, des personnes âgées, des paralytiques, des épileptiques, des prostituées ou des fous furieux — toute personne que l’on ne voulait plus voir dans les rues était mise à l’écart. L’hôpital psychiatrique, méthode de contrôle social plus éclairée et plus humaine, a succédé à la chasse aux sorcières et aux hérétiques.

Médecins et prêtres faisaient le sale travail de balayage des rues en échange de faveurs royales.

Au départ, lorsqu’on a créé l’Hôpital Général à Paris par décret royal, un pour cent de la population de la ville a été enfermé. Depuis cette époque et jusqu’au XXe siècle, comme la consommation de sucre n’a cessé d’augmenter — en particulier dans les villes — le nombre de gens mis à l’écart à l’Hôpital Général a fait de même. Trois cents ans plus tard, on peut transformer les « personnes ayant des troubles de l’affectivité » en automates ambulants, en contrôlant leur cerveau avec des psychotropes.

Aujourd’hui, les pionniers de la psychiatrie orthomoléculaire, comme les docteurs Abram Hoffer, Allan Cott, A. Cherkin ainsi que le docteur Linus Pauling, ont confirmé que la maladie mentale est un mythe et que les troubles de l’affectivité peuvent simplement être le premier symptôme de l’évidente incapacité du système humain à gérer le stress causé par la dépendance au sucre.

Dans Orthomolecular Psychiatry [La Psychiatrie orthomoléculaire], le docteur Paulin écrit : « Le fonctionnement du cerveau et des tissus nerveux dépend de la vitesse des réactions chimiques de façon plus sensible que le fonctionnement d’autres organes et tissus. Je crois que la maladie mentale est en majeure partie due à une vitesse anormale des réactions, vitesse déterminée par la constitution génétique et le régime, ainsi qu’à des concentrations moléculaires anormales de substances essentielles… Il se peut que le choix des aliments (et des médicaments), dans un monde qui est en train de connaître de rapides changements scientifiques et technologiques, soit souvent loin d’être le meilleur. »11

Dans Megavitamin B3 Therapy for Schizophrenia [Soigner la schizophrénie par la mégavitamine B3], le docteur Abram Hoffer note : « On conseille aussi aux patients de suivre un bon programme alimentaire en réduisant le saccharose et les aliments riches en saccharose. »12

Des recherches cliniques sur des enfants hyperactifs et psychotiques, ainsi que sur des enfants présentant des lésions cérébrales et des difficultés d’apprentissage, montrent : « Un nombre anormal de diabétiques dans la famille — c’est-à-dire des parents et des grands-parents qui ne peuvent pas assimiler correctement le sucre ; une occurrence anormalement fréquente d’un faible taux de glucose, ou d’une hypoglycémie fonctionnelle chez les enfants eux-mêmes, ce qui indique que leur système ne peut pas assimiler correctement le sucre ; une dépendance à une importante quantité de sucre dans le régime de ces mêmes enfants incapables de l’assimiler correctement.

« Une investigation dans les habitudes alimentaires de patients décrétés schizophrènes révèle que le régime qu’ils ont choisi est riche en bonbons, sucreries, gâteaux, café, boissons caféinées, et aliments préparés avec du sucre. Ces aliments, qui stimulent les glandes surrénales, devraient être éliminés ou sérieusement réduits. »13

L’avant-garde de la médecine moderne a redécouvert ce que les humbles sorcières avaient appris il y a fort longtemps en étudiant minutieusement la nature.

« En plus de vingt ans de travail en psychiatrie », écrit le docteur Thomas Szasz, « je n’ai jamais connu de psychologue clinicien qui rapporte, en se basant sur un test de personnalité, que le sujet est une personne normale, saine d’esprit. Alors que certaines sorcières auraient pu survivre à une épreuve très dure, aucun « fou » ne survit aux tests psychologiques… il n’existe aucun comportement ni aucune personne qu’un psychiatre moderne ne puisse pas de façon plausible diagnostiquer comme anormal ou malade. »14

II en était ainsi au XVIIe siècle. Une fois que l’on avait fait venir le docteur ou l’exorciste, on faisait pression sur lui pour qu’il fasse quelque chose.

Lorsqu’il essayait mais ne réussissait pas, le pauvre patient devait être mis à l’écart. On dit souvent que les chirurgiens enterrent leurs erreurs. Les médecins et les psychatres les mettent à l’écart ; ils les enferment.

Dans les années 1940, le docteur John Tintera a redécouvert l’importance vitale du système endocrinien, en particulier des glandes surrénales, dans la « pathologie mentale » – ou « ramollissement du cerveau ».

Parmi 200 cas suivant un traitement contre l’insuffisance (le manque d’une sécrétion hormonale adéquate de la corticosurrénale ou un déséquilibre entre les hormones sécrétées par cette glande), il a découvert que ses patients se plaignaient souvent des mêmes choses que les personnes dont le système était incapable d’assimiler correctement le sucre : fatigue, nervosité, dépression, appréhension, besoin maladif de sucreries, incapacité à tenir l’alcool, incapacité à se concentrer, allergies, tension artérielle basse. Le blues du sucre !

Le docteur Tintera a finalement insisté pour que tous ses patients se soumettent à un test de tolérance au glucose (TTG) de quatre heures afin de découvrir s’ils étaient ou non capables d’assimiler correctement le sucre. Les résultats ont été si effarants que les laboratoires ont vérifié à deux fois leurs méthodes, s’excusant alors pour ce qu’ils considéraient comme des lectures incorrectes. Les courbes basses et plates trouvées chez de jeunes adolescents perturbés les stupéfièrent. Ce test de laboratoire n’avait auparavant été effectué que sur des patients dont les résultats physiques laissaient penser qu’ils souffraient de diabète.

La définition que donne Borland de la schizophrénie (la démence précoce de Bleuer) contient l’expression « souvent diagnostiquée pendant l’adolescence ou peu de temps après », et plus loin, au sujet de l’hébéphrenie et de la catatonie, « apparaissant peu de temps après le début de la puberté ».

Il pourrait sembler que. ces états apparaissent ou s’aggravent lors de la puberté, mais en fouillant dans le passé du patient, on trouvera souvent des signes qui étaient présents à la naissance, au cours de la première année de la vie, à l’âge préscolaire et durant l’école primaire. Chacune de ces périodes a son propre tableau clinique caractéristique. Ce tableau s’accentue souvent à la pubescence et c’est souvent pour cette raison que les responsables scolaires se plaignent de délinquance juvénile ou de résultats décevants.

Un test de tolérance au glucose à n’importe laquelle de ces périodes pourrait alerter les parents et les médecins et pourrait éviter les innombrables heures et les petites fortunes passées à chercher dans le psychisme de l’enfant et l’entourage familial des déséquilibres plus ou moins importants dans le développement émotionnel de l’enfant moyen.

Le négativisme, l’hyperactivité et un refus obstiné de la discipline sont des signes essentiels pour au moins effectuer les tests en laboratoire les plus indispensables : analyse d’urine, numération globulaire et le test de tolérance au glucose de cinq heures. On peut effectuer un TTG sur un jeune enfant à raide du microscope sans trop traumatiser le patient. En fait, j’insiste pour que ces trois tests soient systématiques chez tous les patients, avant même de se pencher sur leur passé médical ou de les examiner.

Dans presque tous les débats sur la dépendance à la drogue, l’alcoolisme ou la schizophrénie, on affirme qu’il n’y a pas de type d’individu précis destiné à devenir la proie de ces afflictions. De façon presque universelle, on déclare que tous ces individus sont immatures sur le plan émotionnel.

Notre objectif est depuis longtemps de persuader chaque médecin, qu’il soit axé sur la psychiatrie, la génétique ou la physiologie, de reconnaître qu’un type d’individu endocrine est impliqué dans la majorité de ces cas : l’individu souffrant d’une insuffisance corticosurrénale.15

Tintera a publié plusieurs journaux médicaux mémorables. A maintes reprises, il a souligné que l’amélioration, le soulagement, l’atténuation ou la guérison « dépendaient du rétablissement du fonctionnement normal de l’organisme tout entier ». Ce qu’il prescrivait en premier comme traitement c’était un régime. A maintes reprises encore, il a dit que « l’on n’insisterait jamais assez sur l’importance du régime ». Il a interdit de façon radicale et définitive de prendre du sucre sous toutes ses formes.

Tandis que le Portugais Egas Moniz recevait le prix Nobel pour avoir inventé la lobotomie comme traitement contre la schizophrénie, la récompense par Tintera allait être un harcèlement et une attaque acharnée de la part des pontifes des syndicats de médecins. Alors que la nette responsabilité du sucre, affirmée par Tintera, dans ce que l’on appelait la « schizophrénie » pouvait se limiter aux journaux médicaux, on a laissé ce docteur tout seul, on l’a ignoré. On pouvait le tolérer — s’il restait dans le domaine qui lui avait été attribué, l’endocrinologie. Même lorsqu’il suggéra que l’alcoolisme était lié aux glandes surrénales qui avaient été abîmées par un excès de sucre, on l’a laissé tout seul ; parce que les médecins avaient décidé qu’ils ne pouvaient rien tirer de l’alcoolisme si ce n’est de l’exaspération, ils ont accepté de laisser ce problème aux Alcooliques Anonymes. Cependant, lorsque Tintera a osé suggérer dans un magazine de vulgarisation qu’« il est ridicule de parler de différentes sortes d’allergies alors qu’il n’en existe qu’une seule sorte, qui correspond à la détérioration des glandes surrénales… par le sucre », on n’a pas pu continuer à l’ignorer.

Les allergologues en ont payé les pots cassés. Des personnes souffrant d’allergies s’amusaient depuis des années avec de grandes histoires d’allergies exotiques — n’importe quoi, depuis les plumes de cheval jusqu’aux queues de homard. Puis arrive quelqu’un qui tient un tout autre discours : supprimez-leur le sucre et tenez-les en éloignés. Peut-être que la mort prématurée de Tintera à l’âge de cinquante-sept ans en 1969 a permis à la profession médicale d’accepter plus facilement des découvertes qui avaient jadis semblé aussi avant-gardistes que la thèse médicale orientale pourtant toute simple de la génétique et du régime, thèse du yin et du yang.

Aujourd’hui, les docteurs du monde entier répètent ce que Tintera a annoncé il y a des années : on ne devrait laisser personne, mais vraiment personne, à aucun endroit et à aucun moment, entreprendre ce que l’on appelle un » traitement psychiatrique « , tant qu’un test de tolérance au glucose n’a pas été pratiqué pour découvrir si la personne peut assimiler correctement le sucre.

La médecine dite préventive va plus loin et suggère que, puisque nous pensons qu’il nous suffit d’avoir au départ des glandes surrénales solides pour assimiler correctement le sucre, pourquoi attendre qu’elles nous donnent des preuves et des signes de faiblesse ? Débarrassez-vous de ce fardeau maintenant en éliminant le sucre sous toutes ses formes, en commençant par le soda gazeux que vous tenez à la main.

On croit vraiment rêver lorsqu’on jette un coup d’œil sur ce qui passe pour être l’histoire de la médecine. Au fil des siècles, on a brûlé vives des âmes agitées parce qu’on les disait ensorcelées, on en a exorcisé parce qu’on les disait possédées, on en a enfermé parce qu’on les disait démentes, on en a torturé parce qu’on les disait victimes de folie masturbatoire, on en a soigné en psychiatrie parce qu’on les disait atteintes de psychoses, on a pratiqué une lobotomie chez certaines parce qu’on les disait schizophrènes. Combien de patients auraient-ils écouté si le guérisseur du coin leur avait dit que la seule chose dont ils souffraient était le blues du sucre ?

Notes de l’éditeur :

Cet article a été réalisé à partir d’extraits du livre Sugar Blues ( Le Blues du sucre), écrit en 1975 par William Dufty ; en particulier à partir des chapitres « In Sugar We Trust » [« Nous avons confiance dans le sucre »], « Dead Dogs and Englishmen » [« Les chiens morts et les Anglais »] et « What thé Specialists Say » [« Ce que disent les spécialistes »]. Ce livre a été publié pour la première fois par la Chilton Book Company, Padnor, Pennsylvanie, Etats-Unis. Warner Brooks, SARL, New York, en a publié une édition en 1976 et l’a réédité en avril 1993, mais, d’après ce que nous avons cru comprendre, le livre est actuellement épuisé et l’auteur, William Dufty, est décédé.

Notes

1 Martin, William Coda, « When is a Food a Food — and When a Poison ? » [Quand un aliment est-il un aliment et quand est-il un poison ?], Michigan Organic News, mars 1957, p.3.

2 ibid.

3 McCollum, Elmer Vemer, A History of Nutrition : Thé Séquence ofideas in Nutritional Investigation [Histoire de la nutrition : l’enchaînement des idées dans

l’investigation alimentaire], Houghton Mifflin Co., Boston, 1957, p.87.

4 op. cit., p.88.

5 op. cit., p.86.

6 Priée, Weston A., Nutrition and Physical Degeneration : A Comparison of Primitive and Modem Diets and Their Effects [Nutrition et dégénérescence physique : comparaison des régimes modernes et primitifs et de leurs conséquences], Thé American Academy of Applied Nutrition [Académie américaine de la Nutrition Appliquée], Californie, 1939,1948.

7 Hooton, Ernest A., Apes, Men, and Morons [Des Singes, des Hommes et des Idiots], Putnam, New York, 1937.

8 Shelton, H. M., Food Combining Made Easy [L’Association facile des aliments], Shelton Heaith School, Texas, 1951, p.32.

9 op.cit., p. 34.

10 Foucault, Michel, Madness and Civilization : A History ofinsanity in the Age ofReason [La Folie et la civilisation : histoire de la démence à l’Age de la Raison], traduit par R. Howard, Panthéon, New York, 1965.

11 Pauling, Linus, « Orthomolecular Psychiatry » [« La Psychiatrie orthomoléculaire »], Science, vol. 160, 19 avril 1968, p.265-271.

12 Hoffer, Abram, « Megavitamin B3 Therapy for Schizophrenia » [« Soigner la schizophrénie par la mégavitamine B3 »], Canadian Psychiatrie Association Journal [Journal de l’Association canadienne des psychiatres], vol. 16, 1971, p. 500.

13 Cott, Allan, « Orthomolecular, Approach to thé Treatment of Leaming Disabilities » [« Une approche orthomoléculaire du traitement des difficultés d’apprentissage »], résumé d’un article réimprimé, publié par le Huxley Institute for Biosocial Research [Institut Huxley de Recherche biologico-sociale], New York.

14 Szasz, Thomas S., Thé Manufacture of Madness : A Comparative Study of thé Inquisition and thé Mental Heaith Movement [Comment on a fabriqué la folie : étude comparative de l’Inquisition et du Mouvement pour la Santé Mentale], Harper and Row, New York, 1970.

15 Tintera, John W. Hypoadrenocorticism [L’Insuffisance corticosurrénale], Adrenal Metabolic Research Society of thé Hypoglycemia Foundation, Inc. [Société de recherche sur le métabolisme des glandes surrénales de la Fondation pour l’Hypoglycémie, SARL], Mt Vemon, New York, 1969.

Texte extrait du magazine NEXUS n°7

Effets du raffinage sur différents sucres de canne

Sucre rapadura complet Sucre roux Sucre blanc

Saccharose 74-92 g 96-97 g 99,6 g

Glucose 2,11 g 0,1 g 0 g

Fructose 3-12 g 0-1 g 0 g

Protéines 04-1,1 g 0 g 0 g

Potassium 600-1100 mg 15-150 mg 3-5 mg

Magnésium 100-180 mg 13-20 mg 0 mg

Calcium 50-170 mg 75-95 mg 10-15 mg*

Phosphore 14-80 mg 3-4 mg 0,3 mg

Fer 3-5 mg 0,5-1,3 mg 0,1 mg

Provitamine A 3,9 mg 0 mg 0 mg

Vitamine B1 0,14 mg 0,01 mg 0 mg

Vitamine B2 0,14 mg 0,006 mg 0 mg

Vitamine B6 0,4 mg 0 mg 0 mg

Vitamine C 38 mg 0 mg 0 mg

(*) selon le Dr Béguin, le calcium présent dans les sucres raffinés provient du lait de chaux utilisé pour le raffinage.


source http://www.sante-nutrition.org/le-sucre-rafine-le-plus-doux-de-tous-les-poisons/














SUCRE - comment le sucre attaque le cerveau !

l'alimentation sainePosted by catherine campioni 17 Nov, 2014 21:02
http://ed.ted.com/lessons/how-sugar-affects-the-brain-nicole-avena


intervention TED par Nicole Avena

When you eat something loaded with sugar, your taste buds, your gut and your brain all take notice. This activation of your reward system is not unlike how bodies process addictive substances such as alcohol or nicotine -- an overload of sugar spikes dopamine levels and leaves you craving more. Nicole Avena explains why sweets and treats should be enjoyed in moderation.

JUS D ORANGE INDUSTRIEL : danger !

l'alimentation sainePosted by catherine campioni 17 Nov, 2014 21:00

https://www.youtube.com/watch?v=Kk-lsUii4LQ

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